Les coulisses de l’espionnage international

Les merveilleux exploits de James Nobody
Charles Lucieto - Les vengeurs d'Isis N° 10


Où, une fois de plus, James Nobody reçoit pour mission d’expliquer l’inexplicable...

Tout ce qui est parvenu jusqu’à nous concernant la civilisation égyptienne, alors que les Pharaons avaient fait de Thèbes leur résidence favorite, ne peut qu’ajouter au prestige considérable dont jouissent encore auprès des égyptologues et des touristes, les ruines splendides de cette cité, jadis si belle et si florissante.
Admirablement située dans cette plaine si fertile qu’est la vallée du Nil, Thèbes, — la ville aux cent portes, — témoigne de sa puissance passée, non seulement par le nombre et la richesse des ruines monumentales de ses palais et de ses temples, mais aussi, — et surtout, — par la multitude et la variété des nécropoles qui, par milliers, s’étendent sur les deux rives du fleuve sacré. De tout temps, les archéologues s’efforcèrent d’arracher leurs secrets à ces ruines, vestiges d’un passé à jamais aboli, mais qui n’en demeure pas moins grandiose, et de pénétrer les mystères enfouis dans ces temples.
Mais, s’ils firent des découvertes importantes, s’ils mirent à jour des sarcophages, des meubles, des objets d’une énorme valeur artistique et d’une richesse invraisemblable, si, patiemment, ils reconstituèrent l’histoire fabuleuse de cette ville unique au monde, chaque jour que Dieu fait, leurs successeurs s’aperçoivent, stupéfaits, que, loin de tout connaître, ils ont tout à apprendre... S’il est exact, en effet, que la pioche du fellah a fait surgir de terre des ruines et des monuments ensevelis sous le sable depuis des siècles, il est non moins exact que, sous le limon du Nil et sous le calcaire éblouissant de blancheur des hypogées, demeurent, inviolés, des palais, des temples et des tombeaux.
Et cela est si vrai que, à l’époque où se produisit le drame que nous entreprenons de conter, c’està- dire, au mois de juin de l’an de grâce 1925, on découvrit à Médamoud, à neuf kilomètres à peine de Karnak, — alors qu’on ne s’attendait à trouver là qu’un simple reposoir identique à ceux dont est parsemée la plaine avoisinante, — un temple ptolémaïque de toute beauté. Plus grand, s’il se peut, et mieux conservé que celui édifié à Denderah, au dieu « Hathor », ce temple, dont la largeur est de quarante-quatre mètres et la longueur de cent mètres environ, offre différentes particularités qui, toutes, sont d’un intérêt puissant.
Entouré d’un mur d’enceinte qu’ornent des sculptures et des hiéroglyphes parmi lesquels certains remontent à l’an 2000 avant Jésus-Christ, il est construit sur un plan tout « à fait différent de ceux connus jusqu’ici et, alors que, selon toute apparence, il était consacré à Isis, la « déesse des morts », ses annexes étaient dédiées, par contre, à Montou, le dieu thébain de la guerre, dont, jusqu’alors, on ignorait à peu près tout.
En effet, le mur d’enceinte porte des bas-reliefs admirablement conservés, lesquels représentent deux ou trois cents personnages symboliques, figurant les chefs et les rois vaincus par l’Egypte et venant faire à ce dieu les offrandes rituelles.



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