http://www.the-savoisien.com/blog/public/img16/jacques_de_mahieu_precis_biopolitique.png
Jacques de Mahieu - Précis de Biopolitique

Le double effet du métissage.
Nous ne nous occuperons pas ici des résultats de l’union de deux races en un individu métis. Mais il nous faut noter ses conséquences au sein d’une communauté ethnique. En laissant de côté tout jugement de valeur, nos analyses antérieures démontrent que le métissage apporte à un ensemble humain un accroissement de sa masse héréditaire. Les individus qui le composent sont plus divers, et d’autant plus que les types originels étaient plus éloignés l’un de l’autre. Mais ce que l’ensemble gagne ainsi en variété, donc en possibilités tout au moins théoriques, est contrebalancé par ce qu’il perd en stabilité et en unité, du moins jusqu’à ce qu’il ait reconquis son homogénéité. L’ensemble ethnique homogène se concentre dans la réalisation de ce qu’il est. Il possède un but bien défini et une volonté de puissance affirmée. Il a conscience de soi-même. Il est ‘‘d’une seule pièce’’. L’ensemble métissé pas encore homogénéisé est, au contraire, tiraillé entre des aspirations diverses et souvent contradictoires. Il se disperse et se relâche. Il a besoin de temps pour redevenir maître de soi : Exactement le temps nécessaire à la reconstitution de son unité ethnique. Bien entendu, la nouvelle race qui naît de l’hybridation, quelle que soit sa valeur, est différente de ses deux composants. Il existe cependant des races dont les principaux caractères distinctifs sont généralement dominants et qui possèdent ainsi la capacité de maintenir en état latent quelques-uns des gènes étrangers qu’elles incorporent par métissage à leur capital héréditaire. Mais cette propriété est exceptionnelle et n’invalide pas le fait général que deux ensembles ethniques métissés perdent pour un temps, avec leur unité héréditaire, leur harmonie et leur tension.

Pour plus d'informations