Vladimir Michaïlovitch Roudnieff - La vérité sur la Famille Impériale Russe et les Influences occultes


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Vladimir Michaïlovitch Roudnieff
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La vérité sur la Famille Impériale Russe et les Influences occultes

Ce document dont il est inutile de souligner l'intérêt a paru pour la première fois dans "Les Archives de la Grande Guerre" qui publient les documents secrets relatifs à la guerre de 1914-1918.

Avec un Avant-Propos et une Introduction de M. D. Netchvolodoff Général-Major ancien Commandant du 1er régiment spécial de l’armée Impériale russe sur le front français.


V. M. Roudnieff
Substitut au Procureur du Tribunal d’Arrondissement d’Ekaterinoslaff,
détaché par ordre du Ministre de la Justice Kerensky à la Commission d’instruction extraordinaire pour enquêter sur les abus commis par les ex-ministres, les Chefs supérieurs et les autres hauts fonctionnaires.



Famille_star.jpgAvant-propos

Le 15 mars 1917, dans toute la Russie et dans l’univers se répandait la nouvelle de l’abdication du Tzar et, quelques jours après, l’on apprenait que le prince Lvoff venait de former un gouvernement provisoire.
Il y a déjà de cela près de deux ans et demi.
Le 16 juillet 1918, c’était tout un drame de sang et de carnage qui avait lieu dans la cave d’une maison d’Ekaterinbourg.
Le matin de ce jour-là, sans jugement aucun, après une délibération qui prit la plus grande partie de la nuit, le Soviet local ordonnait l’assassinat de la famille impériale. Il y a déjà un peu plus d’un an que cette scène d’horreur se passait.
Longtemps avant ces événements, et depuis, et aujourd’hui même pouvons-nous dire, les pires calomnies, calomnies odieuses, calomnies sans nombre, couraient dans le public sur la famille impériale. La presse, faisant sa partie dans ce concert, les colportait partout. Il eut été inutile de chercher, dans tous ces écrits, la moindre preuve pouvant établir la réalité de ces accusations. Ceux qui les répandaient n’étaient pas embarrassés de pareils scrupules et d’en fournir le plus petit témoignage, aucun n’avait cure. Tout au plus se contentait-on d’assurer, en toute circonstance, qu’il était impossible de dévoiler les noms des personnes compétentes dont on tenait ces renseignements. Et pourtant, que pouvaient-elles craindre, celles-là, à l’heure présente ? Le règne de l’absolutisme n’était-il pas fini ? L’ère de la liberté, assurant l’impunité à tout délateur du régime déchu, ne venait-elle pas de s’ouvrir ?
Quant à nous n’étions-nous pas certains qu’un jour viendrait où la justice aurait, elle aussi, son tour ?
Aussi, jusqu’ici nous sommes-nous tus, ne voulant pas, comme l’ont fait tous les calomniateurs de la famille impériale, citer le moindre fait, apporter la plus petite affirmation sans en administrer immédiatement les preuves.
En 1793, la France vécut de pareilles horreurs.
Louis XVI et Marie‑Antoinette avaient porté leurs têtes sur l’échafaud et le même cortège de calomnies avait précédé le supplice de la reine. Ce n’est guère que de notre temps, après plus d’un siècle écoulé, que la vérité commence à se faire jour sur le tissu de mensonges dont la vie de l’infortunée reine avait été enveloppée.
A notre époque, les événements vont vite, et il n’est plus nécessaire de laisser l’histoire poursuivre la marche lente et majestueuse qui lui est habituelle.
Il ne nous est pas possible, d’ailleurs, d’attendre de si longues années pour faire éclater la justice. Aussi croyons-nous de notre devoir, sans plus attendre, de livrer au grand jour les documents qui tombent entre nos mains et qui peuvent aider à manifester la vérité. Percer à jour là calomnie et montrer tels qu’ils furent toujours notre auguste maître et son illustre compagne, tel est le seul but que nous poursuivions.
En prenant le pouvoir, le premier soin du gouvernement provisoire du prince Lvoff avait été de nommer une commission d’enquête qui serait chargée d’étudier les faits et gestes de la famille impériale, des personnages de la Cour et de la politique, en un mot de mettre en lumière toutes les influences, plus ou moins occultes, qui avaient pu s’exercer autour de l’Empereur et diriger sa politique. On espérait bien, par ce moyen, arriver à découvrir les preuves, qui jusqu’ici manquaient, de la véracité des accusations portées par la Révolution contre Nicolas II et l’Impératrice.
Kerensky, ministre de la justice et qui devait, trois mois plus tard, prendre en main le pouvoir, nomma donc une commission extraordinaire d’enquête, sous la présidence de l’avocat Mouravieff et lui adjoignit, pour enquêter spécialement sur les « forces occultes », le substitut au Procureur d’arrondissement d’Ekaterinoslaff, Vladimir Roudnieff.
Le fait qu’il fut choisi par Kerensky marque assez qu’on le jugeait, pour le moins, être un libéral, un homme ayant le même état d’esprit que ceux qui avaient fait la Révolution, qu’il était, en un mot, de ceux sur lesquels on croyait pouvoir compter.
En fait, on était tombé sur un honnête homme. Son enquête, Vladimir Roudnieff devait la diriger avec soin, la mener avec une attention scrupuleuse. Il lut tout, il interrogea tous les témoins utiles, il n’hésita pas à procédez lui-même à toutes les perquisitions nécessaires, il ne négligea aucun détail.
Cet homme était fortement prévenu, il nous le dit lui-même, contre ceux qu’il devait enquêter. Il eut cependant le mérite d’être avant tout un homme d’honneur : il ne ferma pas les yeux à la lumière. Aussi, lorsque Mouravieff, président de la Commission, voulut l’obliger à agir contre sa conscience, il s’y refusa et ne crut pas devoir déguiser la vérité.
Le document que nous présentons aujourd’hui au public est un mémoire écrit tout entier de la main de Vladimir Roudnieff. C’est un cri qui s’échappe du cœur d’un honnête homme qui, se voyant entraîné dans une affairé malpropre, n’a pas cru pouvoir se taire plus longtemps. Et cela d’autant plus que sur l’affaire on cherchait à faire le silence. Il y a consigné en détail tous les résultats acquis et les constatations auxquelles l’enquête avait abouti. Et ce n’est pas sans stupeur, en lisant ce travail, que l’on constate que cette longue instruction, qui devait, dans l’esprit de ceux qui l’ordonnaient, noyer la famille impériale dans un océan de boue et d’abjections, arrive, en fait, à justifier celle-ci et de toutes les accusations lancées contre elle ne laisse rien subsister.
Cette enquête, jusqu’ici, n’a jamais été publiée. C’est la première fois que le résultat en est livré au public.
Avant de parler au peuple russe, nous avons tenu à nous adresser au public français qui, en toutes circonstances, a donné tant de témoignages de sympathie à Leurs Majestés l’Empereur et l’Impératrice de Russie et dont on a cherché parfois à tromper la bonne foi. Nous tenions à montrer à la France que nos augustes souverains n’avaient jamais cessé d’être fidèles à l’alliance et à l’assurer de notre propre fidélité.

M. Netchvolodoff.
Paris, décembre 1919.





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