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Friday, July 2 2021

Février 1944 : la prophétie de Louis-Ferdinand Céline

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Céline - Février 1944 La prophétie de Louis-Ferdinand Céline


C’est une scène d’anthologie, digne des « tontons flingueurs » : Benoist-Méchin (secrétaire d’Etat dans le régime de Vichy), Drieu La Rochelle, Louis-Ferdinand Céline (écrivains français) et un ami de ce dernier (Gen Paul, artiste-peintre) se trouvent dans les locaux de l’ambassade d’Allemagne à Paris, en février 1944. Les quatre Français ont été invités à dîner par l’ambassadeur allemand, Otto Abetz, et la conversation aborde les sujets politiques.
Abetz essaye de convaincre les Français que les reculs allemands ne sont que momentanés : « Nous reculons pas à pas en nous cramponnant au terrain… chaque minute ainsi gagnée est utilisée au maximum (…) Les usines tournent à plein… notre production de guerre augmente d’une façon vertigineuse… cette augmentation n’est pas seulement quantitative, mais qualitative. Nos nouveaux chars Super-Tigre surclassent de loin les T-34 russes et les Sherman américains. En ce qui concerne l’aviation, notre supériorité est plus grande encore ». - « C’est la forge des Nibelungen ! », remarque Drieu, mi-ironique. Abetz, un peu vexé, continue à développer ses arguments techniques et fait allusion aux « armes nouvelles ». A ce moment Benoist-Méchin décrit L-F. Céline, qui se trouve assis juste en face de lui.

Les passages en gras sont soulignés par le compilateur.


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Je le regarde attentivement, assis devant moi à la table de l’ambassade d’Allemagne. Son visage est pâle, douloureux, presque inexpressif. Mais ses narines frémissent et je sens s’accumuler en lui une force éruptive (…).

Et soudain il explose :

- Assez ! dit-il, assez ! en frappant la table de ses deux mains au point de faire vibrer les verres. J’en ai assez d’écouter ces conneries ! Vous n’y êtes pas du tout… Vous croyez faire les malins, vous vous triturez les méninges autour d’une table bien servie, tandis que le monde s’écroule… Ma parole, vous avez une taie nacrée sur les yeux, du plomb dans les oreilles ! Et vous, monsieur l’ambassadeur, vous vous retranchez derrière des chiffres ramassés dans la poubelle de technocrates gâteux ! Mais ces chiffres ne prouvent rien ! Ce qui compte, ce n’est pas ce que vous produisez, mais ce que produisent vos ennemis ! Si vous construisez quarante mille avions, les Américains en construiront deux cent mille. Si vous construisez cent mille chars, ils en construiront un million. A vos armes secrètes, ils opposeront des armes plus secrètes et plus meurtrières encore. Vous n’y pouvez rien : ils sont la masse et la fonction de la masse est de tout écraser. Pendant ce temps, sournoisement, vous nous cachez l’essentiel. Pourquoi ne nous-dites pas qu’Hitler est mort ?

- Hitler est mort ? s’exclame Abetz en écarquillant les yeux.

- Vous le savez aussi bien que nous ! Seulement, vous ne voulez pas le dire. Mais on n’a pas besoin d’être ambassadeur pour le savoir : ça crève les yeux ! Les Juifs l’ont remplacé par un des leurs !

- Abetz, Drieu et moi en avons le souffle coupé. Nous connaissions l’audace de Céline. Mais nous ne pensions jamais qu’il pût la pousser aussi loin. Maintenant qu’il est lancé, où s’arrêtera-t-il ? Dire que l’ambassadeur nous avait invités à passer avec lui un agréable moment de détente !

- Je vous dis que c’est plus le même homme, poursuit Céline. On l’a changé du tout au tout. On a mis un autre à sa place. Regardez-le ! Chacun de ses gestes, chacune de ses décisions sont faits pour assurer le triomphe des Juifs. Alors, faut être logique ! Les Juifs ont réussi un coup fumant, la plus grande mystification de l’Histoire ! Ils ont fait disparaître Hitler dans une trappe et l’ont remplacé par un type à eux. Remarquez qu’il se montre de moins en moins en public. C’est pour qu’on ne s’aperçoive pas de la différence. C’est idiot, d’ailleurs. Personne n’est plus facile à imiter. Mon ami Gen Paul, ici présent, l’imite à merveille. N’est-ce pas, Gégène, que tu l’imites bien ? Il est marrant quand il fait ça ! Il lui suffit d’une pincée de scaferlati qu’il se colle sous les narines, pour remplacer la moustache. Allons, mon bon Gégène, te fais pas prier ! Ici on est entre copains. Montres-nous comment tu sais bien faire ton petit Hitler…

- Gégène hésite un peu. Mais il finit par s’exécuter. Il sort une blague à tabac de sa poche, en tire une pincée de scaferlati, la malaxe entre trois doigts et la place sous son nez. Puis, d’un geste brusque, il se rabat une mèche de cheveux en travers du front, prend une pose napoléonienne (une main dans le dos, l’autre dans l’entrebâillement de son gilet), roule des yeux furibonds et dit d’une voix gutturale :

- Raou, raou, raou, raous !

Il ressemble étonnamment à Hitler. Aussi à Charlot, à Groucho Marx et à Félix le Chat. Abetz ne sait plus quoi faire. Mais il est pris, comme nous tous, d’une irrésistible envie de rire.

- Vous voyez ! dit Céline d’un air tragique, ce n’est pas plus difficile que ça ! Maintenant c’est un Juif qui dit « Raous » à sa place. Tout est prêt pour leur triomphe. Et je vous assure qu’ils n’auront pas le triomphe gracieux. On n’aura pas affaire aux petits Juifs mélancoliques de la rue des Rosiers, avec leur démarche en canard et leurs yeux langoureux. Pas même aux Rothschild, ces princes de la diaspora ! Non, non ! Aux Juifs gras et replets de New York et de Chicago, aux formidables empaqueteurs de viande, aux banquiers de Wall Street qui psalmodient leurs ordres de bourse sur le ton des rabbins devant le Mur des lamentations, aux Morgenthau, aux Baruch, aux Wertheimer, ces prix Nobel de la déconfiture, ces grands stratèges de la démoralisation ! Ils vont rééduquer le monde en moins de deux, vous allez voir ! Hitler fait tout pour préparer leur avènement, pour faire sauter le dernier bastion qui les sépare de la domination universelle. Merveilleux collaborateur ! Il les rafle partout, pour les envoyer dans ses camps. Pour en faire quoi ? Je vous le demande ! Des engrais, à ce qu’on m’assure. Il n’y avait qu’un Juif pour avoir une idée pareille ! A qui voulez-vous qu’elle profite, sinon à eux ? Quand ils auront gagné la guerre ils mettront cet engrais en petits sachets et le vendront sur les places publiques de toutes les villes du monde. Une grande loterie intercontinentale. « Achetez-moi mes petits sachets ! Achetez-moi mes petits sachets ! Vous refusez ? Bien. Vous serez fusillé ! – Mais avec quoi voulez-vous que je vous les paye ? – Avec des larmes. Nous, voilà sept mille ans qu’on pleure ! Chacun son tour ! ». Quand il n’y aura plus de sachets, on en fabriquera d’autres. On en fabriquera jusqu’à la consommation des siècles ! Pourquoi arrêter en si bon chemin le plus formidable business de tous les temps ?... Je vous le dis : Fertig ! C’est fini. Le Reich Kaputt ! Le faux Hitler va tout faire s’écrouler dans un branle-bas d’Apocalypse…

Abetz est sur des charbons ardents.

Il a une admiration justifiée pour l’auteur du Voyage au bout de la nuit. Il connaît aussi Paris. Il sait que les mots y volent plus légèrement qu’ailleurs. Mais les serveurs en veste blanche qui tournent autour de la table avec des visages impassibles savent assez de français pour comprendre ce que dit Céline. Hitler Kaputt se passe de traduction. Et même s’ils ne comprenaient pas, la gesticulation de Gen Paul a été suffisamment éloquente. Or, parmi ces serveurs, il y en a qui doivent certainement faire partie de la police. Nul doute qu’ils ne fassent un rapport à leurs chefs. Ils y décriront la scène incroyable dont ils viennent d’être témoins. Ils y diront que l’ambassadeur du Reich a assisté aux vaticinations de Céline, au mimodrame de Gen Paul, sans élever de protestation. Nous risquons tous, tant que nous sommes, de terminer la nuit au poste…

Alors, devancer une dénonciation en faisant arrêter Céline sur-le-champ ? Abetz y répugne. Il se doute bien que Drieu et moi demanderions à subir le même sort. Et puis, je le soupçonne, tout au fond de lui-même, d’être fasciné par ce que vient de dire l’auteur de Mort à crédit. Peut-être une solution consisterait-elle à prier les serveurs de se retirer et de nous laisser seuls ? Non. Cela ne ferait que les confirmer dans l’idée que ce qui a commencé sous la forme d’une conversation anodine s’est terminé en conjuration.

- Voyons, voyons Céline, vous perdez la tête, dit enfin l’ambassadeur. Songez un peu où vous êtes et mesurez vos paroles !

- Mesurer mes paroles ! Mesurer mes paroles ! s’écrie Céline que cette intervention a achevé d’exaspérer. C’est tout ce que vous trouvez à me dire ? Mais vous, est-ce que vous mesurez ce qui va vous tomber sur le crâne ? Un chapelet de Vésuves, une farandole de volcans ! L’Allemagne disparaîtra dans un ouragan de soufre et de feu ! La terre se soulèvera pour engloutir ses villes, ou du moins ce qui en restera. Tout sera pilonné, calciné, volatilisé, anéanti ! Les Russes défileront en triomphateurs sous la porte de Brandebourg. Et Hitler, ayant achevé sa tâche, se sera volatilisé sans laisser de trace. Pfft ! Parti ! Envolé on ne sait où ! On ne retrouvera pas un bouton de sa tunique, pas un poil de sa moustache ! Vous verrez – si toutefois vous êtes encore en vie.

- Céline, je vous en prie ! gémit l’ambassadeur, qui ne sait plus que faire.

- Vous croyez que j’exagère, parce que je vois ce qui nous attend plus clairement que vous ? Ce n’est pas ma faute si je ne suis pas ambassadeur ! Vous ne voyez pas l’avenir parce que vous n’avez pas compris le passé. Ma parole, je vis dans un monde d’aveugles ! (…)


Extrait de Jacques Benoist-Méchin, A l’épreuve du temps, tome 2, Julliard 1989


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Commentaire :

Il s’agit bel et bien d’une remarquable prophétie : le « dingue » Céline a vu clair ! – plus clair que beaucoup d’autres. Il annonce dès février 1944 : (1) le triomphe de la quantité sur la qualité (qui se poursuit…) ; (2) le triomphe des Juifs ; (3) la destruction de l’Allemagne dans un ouragan de feu ; (4) la « disparition » d’Hitler (les preuves matérielles définitives de sa mort ne seront connues qu’après la chute de l’URSS en 1991) ; (5) le chantage permanent que les juifs font subir au monde entier depuis 1945 (« Vous obéissez à tous nos caprices, sinon on vous accuse d’être antisémites… »).

La scène de l’ambassade d’Allemagne se poursuivit dans la même ambiance : Céline fait observer qu’il n’y a pas eu de vraie guerre franco-allemande en 1940 parce que les Français, selon lui, se sont laissés battre presque sans combattre, par refus de la guerre souhaitée par les Juifs : « Il n’y a pas eu de guerre franco-allemande. Nous n’étions pas concernés. Il y a eu une guerre judéo-hitlérienne… La France a été entraînée dans la guerre comme dans un coup fourré. Le pays l’a senti confusément. C’est pourquoi il s’est rétracté ».

Céline tient ensuite des propos pessimistes sur le sang blanc et le péril jaune : « Le sang blanc n’est pas dominant. Vous n’imaginez pas combien il est fragile et délicat. Il s’évanouit comme une jeune fille au premier croisement. Les sangs dominants sont le sang sémite, le sang noir et le sang jaune. (…) derrière Staline il y a encore la Chine. Le seul pays du monde qui possède à la fois le nombre et un sang dominant. Il finira par déferler sur nous et nous engloutira tous, comme une poignée de larves blanchies à l’eau de Javel ! (…) Les Parisiens en feront une tête quand ils verront les avant-gardes chinetoques déboucher aux Galeries Lafayette et se mettre à piller le rayon des frivolités !… Il ne restera que des ribambelles d’enfants mongoliens et un soleil jaune se couchant sur un monde encore plus jaune que lui ». Céline, en transe, esquisse un pas de danse autour de la table… Abetz sourit, puis fait discrètement appeler son chauffeur et lui dit : « Mr. Céline est souffrant, veuillez le raccompagner chez lui »…


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Louis-Ferdinand Céline - PDF


Thursday, June 17 2021

J. B. E. Goldstein - Théorie et pratique du collectivisme oligarchique

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J. B. E. Goldstein - Théorie et pratique du collectivisme oligarchique

Traduction de l’édition originale publiée sous le titre :
Теория и практика олигархического коллективизма

« L’ignorance c’est la force » ; « La guerre, c’est la paix » ; « Les minorités, outils de la conquête du pouvoir » ; « Appauvrir la langue, c’est contrôler la pensée »… Qui est donc Emmanuel Goldstein, auteur de ces aphorismes célèbres ? Dans 1984 de George Orwell, il est l’Ennemi du Peuple, principale figure de l’émission « Deux Minutes de la Haine » que chacun devant son écran peut insulter librement ; il est le Traître, le profanateur de la pureté du Parti. Il insulte Big Brother, dénonce la dictature en place, exige la paix avec Eurasia, défend la liberté d’expression, de la presse et de la pensée. Mais, bien qu’haï et méprisé par tous, Goldstein étend jour après jour son influence, à travers son organisation secrète, la Fraternité, mais surtout parce qu’il a écrit un livre, qui dévoile les fondements politiques du totalitarisme et dénonce la guerre perpétuelle que mène le Parti afin de maintenir les populations affamées, apeurées et ignorantes, et donc incapable de se révolter. Ce livre, dont le titre, Théorie et pratique du collectivisme oligarchique, ne figure pas sur la couverture et auquel on ne fait référence qu’en disant le livre, circule clandestinement, et la Police de la Pensée en détruit les exemplaires presque aussi vite qu’ils sont imprimés.

Mais le mystère demeure. Comment, de personnage de fiction, Emmanuel Goldstein, auteur du livre dans 1984, devient-il auteur dans le réel ? Serait-il Orwell lui-même sous pseudonyme ? Si oui, aurait-il écrit là une parodie de la Révolution trahie de Trotsky ? ou d’un essai américain célèbre à l’époque, The Managerial Revolution ? Ou est-ce vraiment l’oeuvre d’un certain J.B.E. Goldstein, publié en russe en 1944, et dont Orwell se serait inspiré pour son célèbre roman ?

Quoi qu’il en soit, Théorie et pratique du collectivisme oligarchique constitue une synthèse, illustrée par des exemples historiques, des moyens de l’instauration d’un régime totalitaire — quelle que soit l’idéologie qui le sous-tend — utilisés aujourd’hui encore dans nos États qui s’affichent pourtant comme démocratiques : affaiblissement de la pensée par l’appauvrissement de la langue, illusion du choix par la pluralité des partis, mise en avant des minorités et de leurs revendications, promotion du jeu et de la liberté sexuelle, propagande et manipulation des masses, inversion des valeurs, des causes et des effets…


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Friday, June 11 2021

Auguste Rohling - Le Juif selon le Talmud

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Auguste Rohling - Le Juif selon le Talmud


"Pour tout esprit capable de réflexion, écrit le présentateur de ce livre empli de révélations, cette étude (du RP. Rohling) éclaire d'une lumière éclatante les obscurités de l'époque actuelle, elle explique ce qui semblait incertain et confus, elle montre la logique secrète de faits que nous avions peine à comprendre.
"Toutes les révolutions, a dit très justement Proudhon, sont des révolutions théologiques ; et le Juif a infesté le christianisme". La crise générale au milieu de laquelle se débat le monde en ce moment se résume en un mot : la revanche du Talmud sur l'Évangile. Les grandes phrases sur la philosophie, les droits de l'homme, la régénération de l'humanité qui, pendant les premières années de ce siècle, ont servi au Juif comme de paravent pour opérer à son aise, ne trompent plus personne ; c'est un vieux décor de papier qui se déchire et s'en va en lambeaux. Derrière, au fond d'eux-mêmes, les Juifs ont leur Talmud. Ils s'en défendent ; et il est vrai que peu d'entre eux l'ont lu, ou même en ont un exemplaire ou des extraits de son fatras dans leur bibliothèque.

Mais "Quel besoin les Juifs d'aujourd'hui auraient-ils d'étudier le Talmud ? Il est imprimé dans leur cerveau par la loi de l'hérédité ; il est l'héritage mental légué par d'innombrables générations qui ont pâli sur ses préceptes, qui se sont assimilés ses doctrines. Les Juifs en sont pétris, saturés de ce Talmud : ils lui doivent non seulement cette idée d'une supériorité sur nous qui les rend si forts, mais encore cette admirable subtilité, cette absence complète de tout sens moral, de toute notion du Bien et du Mal qui désarme presque, tant elle est native et spontanée chez l'Hébreu."


PREFACE

Mon cher confrère,
Vous avez eu une idée excellente en publiant une traduction nouvelle du célèbre ouvrage du Dr Rohling : Le Juif selon le Talmud.
Aucun doute ne peut cette fois subsister sur l’authenticité des textes cités par l’auteur et les Juifs eux-mêmes ont renoncé, je crois, à épiloguer à ce sujet. Nous avons donc devant nous un document d’un prix inestimable qui nous permet de pénétrer en quelque façon dans l’âme même, ou plutôt dans le cerveau du Juif, de savoir exactement les sentiments qu’il éprouve vis‑à‑vis de nous, de connaître la conception qu’il a de toute chose au point de vue social, comme au point de vue moral.
Pour tout esprit capable de réflexion cette étude éclaire d’une lumière éclatante les obscurités de l’époque actuelle, elle explique ce qui semblait incertain et confus, elle montre la logique secrète de faits que nous avions peine à comprendre.
« Toutes les révolutions, a dit très justement Proudhon, sont des révolutions théologiques. » La crise générale au milieu de laquelle se débat le monde en ce moment se résume en un mot : la revanche du Talmud sur l’Évangile. Les grandes phrases sur la philosophie, les droits de l’homme, la régénération de l’humanité qui, pendant les premières années de ce siècle, ont servi au Juif comme de paravent pour opérer à son aise, ne trompent plus personne ; c’est un vieux décor de papier qui se déchire et s’en va en lambeaux…

Le Juif apparaît en maître ; il ne prend plus même la peine de dissimuler cette maîtrise ; il tient tous les peuples par la finance, il modifie selon les intérêts de ses syndicats les lois du travail ; il a acheté tous les hommes d’État qui étaient à vendre et éloigné de tout emploi ceux qu’il ne pouvait corrompre. Il est omniprésent et omnipotent partout où il est présent, si puissant qu’on n’ose même plus l’attaquer… Vous vous souvenez de l’émotion qui saisit cette Chambre servile lorsque Laur eut le courage de désigner le chef des accapareurs par son nom et de flétrir publiquement Rothschild. Tous ces prétendus hommes libres qui outragent perpétuellement tout ce qui est digne de respect, tout ce qui représente la foi, l’idéal, le dévouement : le Christ, le Pape, les prêtres, les Soeurs de Charité, avaient des frissonnements de valets pris en faute à la pensée qu’on se permît d’attaquer un banquier de Francfort qui pour eux revêt un caractère sacro-saint.
Il y a quelques années les attentifs et les observateurs se rendaient seuls compte de cette situation. Aujourd’hui la foule a fini par être convaincue. Sûr de la complicité de ceux qui gouvernent Israël fait maintenant ses coups en plein midi ; un jour il ruine, il saccage de fond en comble, un établissement financier qui était le second établissement national après la Banque de France ; quelques mois après le Juif allemand mandataire de M. de Bismarck annonce tranquillement son intention de faire fermer l’usine Cail qui a l’audace de fabriquer des canons français et qui gêne ainsi l’usine Krupp. Les rôles sont bien distribués : À l’heure où la guerre semble inévitable dans un délai plus ou moins rapproché l’un s’attaque à nos banques, l’autre s’en prend à nos usines ; le premier nous enlève l’argent pour entrer en campagne, le second nous empêche d’avoir des canons et l’aristocratie s’écrie : « Ils sont bien charmants tous les deux car ils donnent des garden partys… »
Quand on a un maître et surtout quand on désire s’en débarrasser, il importe avant tout de le connaître, de savoir au juste ce qu’il a dans la tête. C’est ce que le livre de Rohling a permis aux Allemands de faire, c’est ce que votre traduction nous permettra de faire de notre côté.
Ce qui domine chez ces êtres c’est la haine et le mépris du goy, la conviction que tout est légitime contre le goy, l’étranger, le non-Juif « la semence de bétail », la certitude aussi que le Juif appartient à une race privilégiée destinée à réduire tous les autres peuples en servage, à les faire travailler pour Israël.
Contre ce goy qui n’est pas même un homme tous le moyens sont bons ; le serment lorsqu’il s’agit de lui n’engage pas ; il est du devoir de tout Juif lorsqu’il siège dans un tribunal d’employer tous les artifices et tous les mensonges pour faire condamner ce goy, alors même que ce malheureux aurait cent fois le droit pour lui.
Ainsi armé, investi d’une sorte de mission, libéré par les prescriptions mêmes de sa religion de tout scrupule gênant, le Juif s’élance à la conquête des capitales ; il est le boursier triomphant, le journaliste influent, il est Eugène Mayer, Arthur Meyer, Jacques Meyer, Allmayer ; il est l’Omni-Meyer et l’on en est arrivé à ne plus pouvoir toucher une question sans trouver un Meyer dessous… — Le Talmud ? mais nous ne savons pas ce que c’est ? Nous n’en avons pas lu dix pages ! vous répondront les Juifs de la Bourse, du boulevard et des courses. Ils disent vrai pour une fois dans leur vie. Le temps est passé où dans ces intérieurs mystérieux que certains artistes aiment à nous peindre un Juif à tête de patriarche discutait avec ses petits enfants la question de savoir s’il fallait avant l’égorgement des animaux retirer les phylactères du bras comme le veut R. Yossé bar R. Boun ou les phylactères de la tête comme le recommande Yossé bar Nahorai. Elle est loin aussi l’époque où, comme le raconte Henri Heine, on se réunissait après un Sioum, un traité du Talmud lu en commun, pour dîner ensemble et manger des pâtisseries orthodoxes.
Quel besoin les Juifs d’aujourd’hui auraient-ils d’étudier le Talmud ? Il est imprimé dans leur cerveau par la loi de l’hérédité, il est l’héritage mental légué par d’innombrables générations qui ont pâli sur ses préceptes, qui se sont assimilés ses doctrines. Les Juifs en sont pétris, saturés de ce Talmud : ils lui doivent non seulement cette idée d’une supériorité sur nous qui les rend si forts, mais encore cette admirable subtilité, cette absence complète de tout sens moral, de toute notion du Bien et du Mal qui désarme presque, tant elle est native et spontanée chez l’Hébreu.
Sont-ils assez Talmudistes ces deux boulevardiers dont le nom a retenti partout la semaine dernière ? Comme ces deux modernes sont les vrais descendants de gens qui ont médité pendant des siècles, toutes les roueries et toutes les arguties du Schulchan‑Aruch ? Comme ils savent se servir du papier ? Comme on devine que le document, avant d’être livré, sera proposé encore une dizaine de fois à Bismarck, au sultan de Constantinople, à l’empereur du Maroc, au souverain du Congo, et que la négociation enrichira tour à tour les Juifs de tous les pays qui s’occuperont de cette affaire et mettront à contribution, pour la mener à bonne fin , les fonds secrets de tous les peuples ! Ce sera le pendant du Pentateuque que Saphira prétendait être contemporain de la stèle du roi Mesa et dater de 2,000 ans avant l’ère chrétienne et que le Britisch museum allait payer un million, lorsqu’il s’aperçut que c’était un rouleau de synagogue noirci avec de l’huile d’olive et du cirage.
S’aiment-ils assez les deux Tosaphistes de Tortoni ! Sont-ils assez complètement unis par l’affinité de race et les liens du Kahal ! Comme l’ancien secrétaire de Marcère est d’accord avec le défenseur du trône et de l’autel ! Quelle admiration Jacques a pour Arthur et quelle tendresse Arthur a pour Jacques ! Comme on sent qu’ils ont travaillé ensemble pour fourrer le goy dedans ! Comme Jacques parle avec émotion de l’ancien ami que « le souvenir d’étroites relations d’affaires et d’une familiarité quotidienne ne lui a pas permis de trop brusquer ! » Avec quel soin Arthur constate devant le reporter du Matin tous les services que Jacques lui a rendus « avant son malheur » ! Voler l’argent d’autrui, cela s’appellerait, pour vous comme pour moi, commettre une ignoble escroquerie et nous attirerait le mépris général. Pour les Juifs c’est simplement « avoir eu un malheur », c’est‑à‑dire avoir été pris.
Remarquez, d’ailleurs, comme tous ces gens-là sortent dignement de tous ces ennuis passagers. J’ai vu juger des vagabonds comme celui qui avait volé un potiron dans un champ et l’avait dévoré tout cru, tant il avait faim, le président les traitait absolument comme des chiens et le municipal avait le cabriolet tout préparé pour les attacher au sortir de l’audience. Pour un misérable comme Jacques Meyer qui a volé, non par nécessité, mais pour avoir une garçonnière de cinquante mille francs et pour entretenir des filles, le président est plein de déférence et il se hâte de dire : « Nous rendons tous hommage à votre loyauté. »
Il en est de même pour l’autre Gaspard. Nous avons tous connu des malheureux qui par entraînement, dans un moment de vertige, avaient commis quelque peccadille, avaient eu une histoire de jeu mal éclaircie et qui portaient le poids de cette faute toute leur vie. Allez donc parler de ces pauvres diables aux gens de la Droite, vous verrez ce que c’est que des gens qui ont le sentiment de l’honneur. « L’honneur… monsieur… » En revanche ils admettent à leur table, ils font asseoir près de leur fils, le drôle qui, affolé par la peur, a frappé un adversaire par trahison. Avouez, cependant, que celui qui triche en jetant sur le tapis un roi un peu contestable est plus excusable que l’homme qui triche sur le terrain pour essayer d’assassiner son semblable…
C’est ce que la Gauche, du reste, aurait dû dire au comte de Maillé lorsqu’il est venu prendre à la tribune l’attitude d’un gentilhomme indigné et affirmer que la droite était absolument hors de cause dans ces malpropres commerces entre Youddis.
- Comment prétendez-vous n’être responsables de rien, alors qu’Arthur Meyer est le porte-parole, le confident de votre prince, alors qu’on le fait venir à Scheen House toutes les fois qu’il est question de prendre une résolution importante, alors que le Gaulois est le journal attitré du parti royaliste. Vous êtes des farceurs…
Tout ceci, encore une fois, n’est qu’une conséquence de l’éducation du Talmud et la meilleure preuve c’est qu’on ne voit de pareilles moeurs introduites dans la politique que depuis que les Juifs sont les maîtres en France.
Votre excellente traduction du résumé substantiel et précis du Dr Rohling aidera tous ceux que ces questions intéressent à dégager le principe moteur qui guide les Juifs, qui les rend si malfaisants et si funestes, sans que parfois on puisse leur attribuer complètement la responsabilité individuelle du mal qu’ils accomplissent avec une sorte d’inconscience souriante.

Vous m’avez demandé d’expliquer ceci à vos lecteurs, mon cher confrère, et je souscris bien volontiers à votre désir, car ce que vous faites est bien et digne d’être encouragé. Vous êtes entré un des premiers dans ce groupe d’esprits réfléchis, de patriotes désintéressés qui, sans ambition personnelle, s’efforcent d’avertir ce malheureux pays et de lui montrer où est le véritable danger pour la France. Vous nous avez apporté l’enthousiasme de votre jeunesse et le secours de vos connaissances pour tout ce qui touche à l’Allemagne. Si j’osais, j’ajouterais que vous avez agi ainsi presque malgré moi.
Je puis me rendre cette justice, en effet, que je n’ai jamais cherché à entraîner des jeunes gens dans la défense active d’idées que je crois cependant absolument justes. À tous ceux qui sont venus me voir, j’ai dit : « Avez-vous un peu d’indépendance matérielle, êtes-vous résolus à renoncer à tout succès immédiat. Ne vous y trompez pas, le Juif, comme le dit Disraeli, vous contrecarrera en tout et partout, il ne vous assassinera qu’à la dernière extrémité, mais il mettra des pierres dans votre chemin pour vous faire tomber, il vous enveloppera dans le filet de ses intrigues. Il est le maître absolu dans les journaux, dans les facultés, dans les administrations publiques, dans les académies, dans les salons : à celui qui est de connivence avec lui tout est facile, tout est difficile au contraire à celui qui refuse de s’agenouiller devant l’image idolâtrique de Mammon. »
Ceci est l’exacte vérité. Espérer trouver un appui quelconque chez ceux qui devraient nous soutenir, ce serait pure illusion. De vieux journalistes, de bons chrétiens de souche française sont morts de détresse dans des coins de province après avoir défendu la cause de la monarchie et de l’Église pendant quarante ans. Quant aux écrivains qu’on emploie parce qu’il en faut, surtout au moment de la période électorale, ils sont reçus le matin par les hommes de la droite ; ils viennent prendre les ordres comme les fournisseurs. Le seul journaliste dans lequel les chefs du parti conservateur aient une confiance sans bornes, est le Juif. Le fils du duc de Chartres traîne après lui dans tous les lieux publics une petite armée de Juifs. Notre Montrose, le duc de la Rochefoucauld-Doudeauville a des frémissements de narines quand il sent cette bonne odeur de ghetto, de Mazas et de boudoir interlope, il hume ce parfum avec amour. Quant aux grandes dames, on sait que les plus qualifiées se disputent pour leur intimité la présence de l’ancien comptable de Blanche d’Antigny.
Généralement ces fréquentations judaïques ne rapportent aux grands seigneurs et aux chefs de la Droite que du discrédit et du scandale, ils trouvent tous leur Meyerling comme ce pauvre archiduc Rodolphe qui chérissait si tendrement les Juifs. Mais ces désagréments ne les corrigent pas et, une fois le premier moment de honte passé, ils en reviennent joyeusement à leurs Juifs. C’est nous en effet qu’ils détestent par-dessus tout, parce que nous remuons des idées et que ce bruit trouble leur sieste, parce que nous ne portons pas des chaussures de feutre comme les bonjouriens qui vont dévaliser les appartements et que nous faisons encore du bruit en ouvrant les portes, parce que, lorsque nous sommes contents de nos amis nous leurs adressons un compliment franc et viril ; mais que nous ne savons pas lécher. Le Juif lèche bien, sans aboyer, sans remuer, doucement. La Rochefoucauld dit aux douze pairs : « Meyer n’est peut-être par la fleur de la délicatesse, mais c’est bien gentil tout de même d’être léché comme cela. »
Je suis heureux, mon cher confrère, de l’occasion qui m’est offerte de deviser avec vous publiquement. Tout en jugeant un peu inférieur l’ordre d’idées dans lequel se place Bourget, j’ai trouvé assez juste la pensée qui lui a inspiré la préface du Disciple. À cette heure oscillante et perplexe, les hommes qui ont déjà accompli une partie de leur tâche dans la vie, ceux qui, sans être encore des vieillards, sont déjà des aînés, ne me semblent pas ridicules lorsqu’en toute cordialité et sincérité ils disent à leurs jeunes amis : « Voilà ce que vous rencontrerez dans la société contemporaine, l’état général des esprits, les obstacles que vous aurez à vaincre, les forces invisibles contre lesquelles vous aurez à lutter. »
L’erreur de Bourget est de s’imaginer que la question vitale pour la jeunesse soit l’examen approfondi de l’affaire Chambiges et que les amours psychologiques de ce cuistre de Greslou qui prend la note et de Mlle Jussat, puisse exercer une influence quelconque sur l’avenir de la France… Devant ces maladives préoccupations notre bonne gauloise Gyp a quelques raisons de pousser son cri railleur « Ohé ! les psychologues ! Ohé ! »
La jeunesse patriotique dont vous faites partie a d’autres préoccupations ; elle se demande s’il ne serait pas possible au moment de la déclaration de guerre de mettre la main sur les princes d’Israël afin de les forcer à restituer les milliards qu’ils nous ont dérobés et de combattre ainsi dans des conditions favorables.
Au fond c’est l’idée de tout le monde. Aucun journal n’en parle, mais tous les journalistes en causent. Aucun député républicain n’oserait porter une motion de ce genre à la tribune ; mais, vous le savez aussi bien que moi, tous les ouvriers avec lesquels nous nous sommes rencontrés dans nos réunions fraternelles pensent absolument comme nous sur ce point et marchent avec nous la main dans la main. Le boutiquier ruiné parle monopole des grands magasins, le petit rentier dépouillé de ses économies par les forbans de la Haute Banque, le travailleur menacé d’être jeté sur le pavé de Grenelle par le Juif allemand qui a raflé les actions de l’usine Cail, envisagent notre solution comme la seule raisonnable et pratique ; ils estiment tous que le Juif a assez pris et qu’il serait temps qu’il rende un peu…
Le Juif sans doute n’est pas vaincu, mais il est à découvert, il ne peut plus cheminer comme jadis par des voies souterraines ; on le voit fonctionner, on le regarde agir ; on l’interpelle par son nom, on l’interroge directement, on sait où il habite et à quel endroit, le cas échéant, on pourrait le trouver pour lui poser quelques questions avant le déménagement final.
C’est là, ne vous y trompez pas, l’événement capital de cette fin de siècle. Le Juif est tout-puissant : c’est ce qui doit éloigner de nous ceux qui veulent le succès rapide, les places, les missions à l’étranger et les palmes académiques ; il est assez malade cependant pour que la lutte ne soit pas sans espérance pour ceux dont la vie commence à peine, pour ceux qui ont de l’estomac et qui n’oublient pas que c’est à propos de notre siècle que Talleyrand a dit : « Tout arrive ! »
Vous êtes de ceux-là, mon cher confrère. Avec votre esprit épris d’ordre et de méthode vous avez sagement commencé par le commencement ; vous nous montrez dans cette sorte de quintessence du Talmud quelle est la base d’opération du Juif ; il vous reste à expliquer comment il fait passer dans la pratique les maximes du Talmud. C’est à l’avenir, à un avenir que je crois assez proche, qu’il appartiendra de nous apprendre comment tout cela finit…

Édouard Drumont.
Soisy-sous-Etiolles, 2 juillet 1889


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Wednesday, May 26 2021

Dimitri Petchorine - Pourquoi cette guerre ?

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Dimitri Petchorine - Pourquoi cette guerre ?


Le 22 juin 1941 est une des plus grandes dates de l'histoire du monde . C'est ce jour-là que le Führer a proclamé : "Ce sont les potentats judée-bolcheviques de Moscou qui ont entrepris, sans désemparer, d'imposer leur domination à notre peuple et aux peuples européens, et cela non seulement par la propagande, mais aussi par les armes. Ce régime n'a amené dans tous les pays que le chaos, la misère et la faim...
"Mais maintenant, l'heure est venue où il est nécessaire de s'opposer à ce complot des bellicistes judéo-anglo-saxons et aux maîtres juifs de la centrale bolcheviste de Moscou...
"La tâche de ce front n'est plus de protéger quelques pays, mais d'assurer la sécurité de l'Europe et de sauver le monde entier."
Après cette déclaration historique, le monde doit enfin comprendre ce qu'est le bolchevisme.
Il y a un quart de siècle qu'on dénonce ses crimes, ses trahisons, son abjection.
Il y a vingt ans que, jour après jour, on répète, sur la foi de preuves irréfutables, que le bolchevisme est la plus grande tyrannie de l'histoire mondiale, un des plus impitoyables ennemis du genre humain qui aient jamais sévi sur cette terre. Le bolchevisme, c'est la guerre perpétuelle, ce sont les massacres, les fusillades, les atrocités, les exécutions en masse. Le monde ne veut pas croire qu'une révolution communiste ravagea l'Egypte 2600 ans avant Jésus-Christ. Ses excès furent tellement abominables que vingt siècles plus tard le peuple s'en souvenait encore avec épouvante. L'horreur qu'inspirait ce souvenir préserva l'Egypte ancienne de toute rechute, comme une première atteinte de la peste immunise contre cette maladie.

Le monde ne veut pas croire que le bolchevisme est une véritable orgie de destruction, de trahis6n, de meurtre; que c'est une affreuse maladie apable de ronger le monde pendant des siècles; que c'est une peste pire que la peste noire des temps passés. Il ne veut pas croire davantage que cette doctrine, qui nie la valeur personnelle de l'homme, qui conteste l'importance de l'entité ethnique de la race, est extrêmement dangereuse, puisqu'elle prive l'humanité des conditions indispensables à son existence et à sa civilisation; que cette doctrine est d'autant plus dangereuse qu'elle spécule sur la misère des pauvres gens en leur faisant miroiter, la justice sociale, et qu'elle dispose de formidables moyens d'action et de propagande pour asservir les masses. Sous le masque d'idées purement sociales, elle cache des intentions véritablement diaboliques.


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Wednesday, May 19 2021

Joseph Douillet - Moscou sans voiles

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Joseph Douillet - Moscou sans voiles
(Neuf ans de travail au pays des Soviets)


Le livre qui a inspiré « Tintin au pays des soviets ».
M. Joseph Douillet fut consul de Belgique à Rostovsur-le-Don, puis membre de la mission Nansen, et fondé de pouvoirs de ce dernier pour le Sud-Est des U. R. S. S., délégué de l’European Student Relief et collaborateur de plusieurs Institutions internationales de secours en ce pays. Il vécut vingt-six ans en Russie tzariste, et neuf ans sous le régime des Soviets. Il raconte donc ce qu’il a vu et entendu, en homme qui connaît à la perfection les gens et le pays, possédant la langue russe aussi bien, et mieux peut‑être encore, que sa langue maternelle. Nous avons conservé à son récit toute sa saveur originale, donnant plus de force encore à ses souvenirs, à la véracité de son témoignage et à l’indignation qui l’anime.


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Avant-propos
Depuis quelques années, certains ouvrages traitant de la situation russe actuelle semblent faire prime sur le marché du livre en Europe. Des délégations d’ouvriers étrangers se sont rendues en U. R. S. S. Des journalistes mandatés par les plus grands quotidiens de la presse mondiale se sont déplacés pour enquêter impartialement sur la situation intérieure de ce pays. Des touristes firent ce « pèlerinage » en amateurs. Tous ont publié les impressions recueillies sur place, et il faut bien avouer que ces auteurs appartiennent à toutes les classes de la société : depuis les savants les plus éminents jusqu’aux plus humbles ouvriers, aucune couleur du spectre politique n’a fait défaut. L’extrême-droite et la gauche extrémiste ont placé leur mot dans la discussion. Les uns s’enthousiasmaient sur les beautés et les réalisations du régime communiste. D’autres, par contre, parlaient d’arbitraire, d’insupportables conditions d’existence, se manifestant quotidiennement dans le Paradis terrestre de l’Union soviétique. Évidemment, chacun d’eux prétendait détenir la vérité. Après tout, se demandait-on, de quel côté la trouver ?

Des conservateurs et des modérés dont on ne saurait soupçonner l’honorabilité et la sincérité de leurs sentiments anticommunistes constataient soudainement que les projets et les promesses soviétiques étaient en voie de réalisation rapide. Témoins oculaires, disaient‑ils, ils s’en portaient garants. En réponse à ces affirmations, certains ouvriers socialistes prétendaient, au contraire, avoir vu le peuple russe odieusement opprimé sous l’insupportable joug communiste. La raison de ces affirmations contradictoires est simple à trouver. Lorsque le gouvernement soviétique invite des étrangers à visiter l’Union, il ne donne jamais l’autorisation de circuler librement sur l’ensemble du territoire. Il exerce vis-à-vis de ces visiteurs une surveillance de tous les instants, tantôt déclarée, tantôt discrète, mais qui ne se relâche pas. Pour ce faire, il lance aux trousses des voyageurs des équipes de « guides » spécialement dressés et soumis à la discipline rigoureuse du Guépéou. Ce guide se fera un plaisir de faire visiter au voyageur « ce qui doit être vu » et, jouant un double rôle, répétera fidèlement à ceux qui le commandent quelle aura été l’attitude du visiteur et ses réactions au cours de ce pèlerinage. Cela, il est nécessaire que tout le monde en soit bien convaincu. Les communistes montrent aux voyageurs une certaine Russie préparée et camouflée de longue main pour de pareilles visites.
Tout ce qui, aux yeux du gouvernement soviétique, est indésirable, soit contraire à la doctrine initiale, soit révélateur d’un état d’esprit ou d’une situation trop lamentable, tout cela est écarté du rayon visuel des voyageurs de distinction. Ces derniers, pour la plupart, ignorent la langue du pays. Ils sont, dès l’abord, en contact avec des gens apeurés dont la bouche est close par la terreur et qui savent que la moindre indiscrétion leur vaudra de terribles persécutions qu’ils sentent déjà suspendues au-dessus de leur tête.
Il est également impossible à l’étranger de forcer le cercle d’isolement dans lequel on l’a placé de force, entouré comme il l’est par une équipe d’agents de la sûreté générale voltigeant autour de lui comme une nuée de mouches. Ces guides « officiels » connaissent, d’ailleurs, bien leur métier. Nombreuses sont les circonstances dans lesquelles ils n’hésitaient pas à montrer au voyageur de très anciennes institutions datant de l’époque tzariste, telles que Facultés, cliniques, Universités, sanatoria, comme des réalisations soviétiques.
Il faudrait, pour voir clair dans ces affirmations mensongères, être renseigné sur toutes les institutions telles qu’elles existaient avant la Révolution, et cela, il faut l’avouer, n’est pas possible. Il est nécessaire cependant de soulever le voile épais qui cache la vérité à l’Europe mal informée.
Eh bien, moi, je suis un Belge, j’ai passé trente-cinq ans de ma vie (de 1891 à 1926) en Russie, j’en parle la langue et j’affirme connaître le pays fond. Je m’y suis créé un large cercle de relations.
Pendant la Révolution, j’étais consul de Belgique en Russie. Depuis l’avènement des Soviets, je fus successivement membre de la mission anti-famélique dirigée par le professeur Nansen, haut-commissaire de la Société des Nations. J’en fus le fondé de pouvoir pour les territoires soviétiques du Sud-Est ; je fus directeur adjoint de la Mission Pontificale à Rostov-sur-le-Don, plénipotentiaire de l’European Student Relief et de plusieurs autres institutions internationales.
C’étaient là des conditions particulièrement favorables pour étudier minutieusement le fonctionnement du régime soviétique dans les conditions de la vie journalière et sur les lieux mêmes de son application.
Je jouissais d’une entière liberté de déplace-ment, liberté exceptionnelle en Russie communiste.
Ajoutez a cela les nombreuses relations que je m’étais faites dans toutes les couches de la population bien avant la Révolution, et vous comprendrez les raisons pour lesquelles je fus à même d’observer personnellement le tableau d’ensemble de la vie en Russie sous le régime communiste dans ses détails les plus intimes et les plus voilés.
J’ai vu l’intérieur de la maison, et non la façade qu’on illumine a l’intention des voyageurs de distinction.
En publiant ces mémoires, j’accomplis mon devoir d’honnête homme envers mes concitoyens et envers les hommes d’ordre de tous les pays. En 1918, mes compatriotes réunis dans la ville de Taganrog demandèrent au gouvernement belge de me nommer consul pour défendre leurs intérêts dans le Sud de la Russie. C’était la période difficile des années de guerre civile ; ils étaient alors dépourvus de toute défense officielle.
J’ai un devoir envers eux ; je leur dois de les mettre au courant de ce qui s’est passé dans ces régions où ils vécurent de longues années de labeur et y laissèrent leurs épargnes et les derniers biens qui leur restaient.
J’ai le devoir de crier à l’humanité tout entière, de ma faible voix, que le peuple russe subit un long martyre sous le joug insupportable du communisme.
Ce que l’on croit être sa résignation n’est que la crainte des persécutions dont le menace continuellement une implacable dictature.
Les peuples civilisés n’ont pas le droit de regarder sans parler le monstre communiste progresser en Europe. Ils n’ont pas le droit de le soutenir en reconnaissant légalement le pouvoir soviétique qui représente un immense pénil pour les États, la Société et la Civilisation.


Stanislav Volski - La Russie bolcheviste

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WAWA CONSPI
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