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WAWA CONSPI - The Savoisien

Exegi monumentum aere perennius

Announcement

#1 20-05-2012 13:11:27

Sycophante
Guest

Rouillan est pas rouillé

Rouillan, cette merde sort de taule...
et c''est déjà la fête !!

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Grand boum à Brindisi
En province de France, pour bientôt ...

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La bête à traquer
La terreur doit changer de camp

Action Directe : Jean-Marc Rouillan en liberté conditionnelle à Marseille
Par Agence Feuj Perverti

Action directe est le résultat de la fusion des membres des GARI (Groupes d'action révolutionnaire internationalistes)
qui ne voulaient pas ranger les armes après la mort de Franco et des NAPAP (Noyaux armés pour l'autonomie populaire),
qui aboutit en 1977 à la création d'une « coordination politico-militaire interne au mouvement autonome en France ».

MARSEILLE - Le dernier membre du noyau dur du groupe de lutte armée Action Directe, Jean-Marc Rouillan, condamné en 1987 pour l'assassinat du PDG de Renault, bénéficie depuis vendredi matin d'une liberté conditionnelle après avoir effectué les formalités à la prison des Baumettes de Marseille.
"Je suis allé aux Baumettes à 09H00, j'ai rendu le bracelet électronique et l'appareil de surveillance de probation", a-t-il expliqué à l'AFP.
Sorti dans la discrétion, échappant aux caméras, M. Rouillan, en semi-liberté depuis un an, a ensuite assisté sur la Canebière à une action du Nouveau parti anticapitaliste, où il milite, dans le cadre de la campagne des élections législatives, a-t-il indiqué.
Le cofondateur de l'ex-organisation armée d'extrême gauche, qui à 59 ans en a passé au total 24 en prison, sans compter les périodes de semi-liberté, a dit ne pas ressentir "d'excitation particulière". "C'est la vie qui continue", a-t-il simplement déclaré.
M. Rouillan restera soumis pendant six ans à de nombreux contrôles. Il devra résider dans le département des Bouches-du-Rhône, indemniser les victimes à hauteur de 150 euros par mois et ne pas porter d'armes.
"On m'a appliqué une très vieille loi du XIXe siècle et je suis interdit de séjour dans tous les départements frontaliers et les grandes villes", a-t-il relevé.
L'ancien activiste, qui continuera à travailler pour la maison d'édition Agone à Marseille et n'a "pas le droit de parler précisément des faits" pour lesquels il a été condamné, a "plusieurs livres "en préparation". Il a déjà publié une dizaine d'ouvrages, le dernier en date étant "Autopsie du dehors: carnet d'été d'un relégué sous surveillance électronique", son tout premier récit écrit hors de prison.
Avec les trois autres membres du groupe, Jean-Marc Rouillan avait été arrêté en 1987 dans une ferme à Vitry-aux-Loges (Loiret) et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, notamment pour les assassinats de l'ingénieur général de l'armement René Audran et du PDG de Renault, Georges Besse.
Il avait déjà bénéficié d'un régime de semi-liberté en 2008, mais celle-ci avait été révoquée la même année pour une interview accordée à L'Express dans laquelle l'homme déclarait qu'il ne "crachait" pas sur tout ce qu'il avait fait. Ces propos lui avaient valu de retourner en prison pendant deux ans et demi.
Le 13 avril, le tribunal d'application des peines de Paris lui a finalement accordé une liberté conditionnelle. Le parquet a fait appel de cette décision, mais cet appel a été rejeté mardi.

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[1] - Éditions Agone, une présentation
Agone, BP 70072, 13192 MARSEILLE cedex 20

Les éditions Agone ont pris leur essor en 1998 à partir d’une revue du même nom, née à Marseille en 1990. Leur singularité réside dans la construction conjointe d’une ligne éditoriale soucieuse des luttes de notre présent, soumise aux exigences du savoir et appuyée sur un mode d’organisation autogestionnaire.
Dès ses premiers titres, Agone s’est démarqué de la logique du marketing, qui prétend financer la création sur la base des prétendues nécessités du compromis : notre pari fut de ne jamais publier un livre pour le seul motif de sa rentabilité, de ne pas choisir un auteur sur le seul critère de sa notoriété et de ne pas traiter un sujet en vertu de sa seule actualité.
Au moment où le marché du livre se caractérise par un emballement productiviste qui pousse les éditeurs, pour imposer leurs marques, à publier toujours davantage d’ouvrages de moins en moins maîtrisés et dont la durée de vie est toujours plus courte, nous avons opté pour la lenteur d’une politique de fonds. Ce projet éditorial répond aussi et surtout à un projet politique: proposer des œuvres qui fournissent au plus grand nombre des outils pour comprendre le monde dans lequel nous vivons.
À l’écart de toute allégeance académique, nous avons la prétention de donner à lire ce que l’université, des sciences à la philosophie et à l’histoire, produit encore de connaissance subversive – collections Banc d’essais, Passé & présent et Contre-feux. Nous faisons nôtre les propos d’Alfred Döblin, pour qui la véritable littérature n’est « jamais une forme d’idiotie » tandis que l’écrivain est « une espèce de savant » qui apporte, avec ses propres outils, une contribution essentielle à la compréhension des drames de son temps – collection Manufacture de proses. Appuyés sur la mémoire et l’actualité des luttes, nous voulons aider au renouvellement des instruments de résistance intellectuelle – collection Mémoires sociales & Dossiers noirs.
Cette production à fort rendement politique est aussi une production à faible rendement économique. Jusque dans la répartition des tâches, l’égalité des salaires au sein de l’équipe et le temps consacré à la réalisation des ouvrages, nous avons fait le parti de l’autogestion.

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Pourquoi Il publie cet assassin :
Les éditions Agone ne font pas paraître les livres de Jean-Marc Rouillan en défense de ses prises de positions politiques passées mais « pour leur importance dans un débat public digne de ce nom ». Depuis le 19 mai 2011, après 23 ans de prison, Jean-Marc Rouillan est soumis au régime de liberté sous surveillance électronique. Une mesure assortie d'une interdiction arbitraire, même dans sa situation : celle de s’exprimer en public et dans les médias. C’est dans ces conditions que le troisième tome de De mémoire, consacré à sa participation aux Groupes d’actions révolutionnaires internationaliste (Gari), à Toulouse, est sorti au mois d’octobre 2011.
Pourquoi publiez-vous les livres de Jean-Marc Rouillan ?

Les trois volumes “De mémoire” de J.Marc Rouillan constituent un témoignage assez rare sur un moment récent de l’histoire européenne pour qu’il mérite d’être rendu aussi disponible que possible : l’engagement de militants d'extrême gauche dans la lutte armée au cours des des années 1970 et 1980. En face de ces faits, les médias (dont l’édition) peuvent faire le choix de l’effacement des mémoires ou de leur recouvrement par les analyses de spécialistes autorisés à diffuser la version officielle, celle des États et de leur première clientèle, les classes dominantes. On peut à l’inverse donner à lire les analyses d’un militant qui s’est donné les moyens de mettre en récit, y compris littéraire, ses années de lutte. Et l’éditer non pas en défenseur de ses positions d’auteur et d’acteur politique, mais pour leur importance dans un débat public digne de ce nom : au service d’une vison conflictuelle de la démocratie dont on sait bien à qui le consensus est favorable

L’autre thème des livres de J.Marc Rouillan, souvent tissé avec le premier, relève d’un double portrait : celui du monde de la prison vu depuis l’intérieur (avec l’acuité de vingt-cinq ans de pratique assidue) ; et celui du monde de l’extérieur observé depuis la prison. Là encore, l’éditeur donne à lire un point de vue informé, aux intentions claires et en contradiction avec l’idéologie dominante : abolir le système carcéral. Sans parler du regard d’un prisonnier sur notre liberté...

Est-ce difficile pour un éditeur de publier un auteur interdit de parole ?
Question paradoxale adressée à l’éditeur de sept livres de cet “auteur interdit de parole”, qui en a signé une demi-douzaine de plus chez six autres éditeurs [1] et dispose d’un blog rassemblant une vingtaine de ses textes. Si on mesure la liberté de parole à la capacité (non pas théorique mais en pratique) de tout un chacun à être entendu, plus de vingt-mille exemplaires des livres de J.Marc Rouillan ayant été aujourd’hui vendus, le plus grand nombre se fait rarement aussi bien “entendre”

Maintenant, il est certain que l’interdit qui est fait à J.Marc Rouillan de toute intervention publique n’est pas favorable au travail de diffusion de ses livres. La raison est bien connue : par prévenance, on doit protéger le prévenu des médias, après qu’un entretien paru dans L’Express l’ait renvoyé en prison avant la fin de sa semi-liberté en octobre 2008[2]. En même temps, on peut se demander pourquoi la protection de la justice ne s’étend pas à l’ensemble des citoyens ? Et dans un élan égalitaire : en limitant la liberté (de nuire) de la presse ?

Que pensez-vous de l’interdiction faite à Jean-Marc Rouillan de s’exprimer sur les faits pour lesquels il a été condamné ?
S’il s’agit de donner un avis sur cette loi, qui s’applique à tout condamné, je vais manquer de compétence, et nous sortirions du cadre de cet entretien. En revanche, il pourrait être intéressant de comparer l’interdit qui pèse sur JMarc Rouillan avec la grande liberté d’intervention médiatique de ceux qui déjugent son passé et ses engagements politiques comme ses prises de position et ses écrits présents [3].

Entretien avec Thierry Discepolo, à l’occasion d’une rencontre à la librairie Terra Nova (Toulouse)
Propos recueillis par Jean-Manuel Escarnot pour Libé-Toulouse (15/02/2012)
Notes
[1] Lire la bibliographique complète ci-dessous.
[2] Sur ce point, lire « Retour sur les conditions de rupture d’une semi-liberté ».
[3] Sur ce point, lire « Portrait de l'administration pénitentiaire en agent littéraire »

http://blog.agone.org/category/La-Chron … c-Rouillan
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Bibliographie de Jann-Marc Rouillan

Livres
Autopsie du dehors. Carnet d'été d'un relégué sous surveillance électronique (illustrations de Marie-Claire Cordat), Al Dante, 2012
Infinitif présent, La Différence, 2010
Paul des Épinettes et moi. Sur la maladie et la mort en prison (récits), Agone 2010
De mémoire 2. Le deuil de l'innocence : un jour de septembre 1973 à Barcelone (chroniques), Agone, 2009
Les Viscères polychromes de la peste brune (illustrations du peintre Dado), La Différence, 2009
Chroniques carcérales. 2004-2007 (chroniques), Agone, 2008
De mémoire I. Les jours du début : un automne 1970 à Toulouse (chroniques), Agone, 2007
Le Capital humain (roman), L'Arganier, 2007
La Part des loups (roman), Agone, 2005
Lettre à Jules, suivi de Voyages extraordinaires des enfants de l'Extérieur (chroniques), Agone, 2004
Le Roman du Gluck (roman), L'Esprit frappeur, 2003
Paul des Épinettes ou La myxomatose panoptique (récit), L'Insomniaque & Agnès Viénot, 2002
Je hais les matins (chroniques), Denoël, 2001
Le Prolétaire précaire (avec Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron, Régis Schleicher), Acratie 2000
Articles & entretiens
« Mes voisins sont de drôles de types », Le Monde diplomatique, juin 2011
« Retour à Fresnes », Contre-Attaques, n° 2, 2011
« De Toulouse à Marseille », Contre-Attaques, n° 2, 2011
« Happy birthday ! », septembre 2010
« Notre devoir de résistance », 2010
« L’autre Johnny », décembre 2009
« La nouvelle adresse », Siné Hebdo, 9 novembre 2009, n° 66, p. 9
« J'assume totalement mon passé mais je n'incite pas à la violence » (entretien par Michel Henry), Libération, 2 octobre 2008
L'entretien de Gilles Rof qui a permis à la justice « anti-terroriste » de renvoyer Jean-Marc Rouillan en prison, L'Express, 1er octobre 2008
Les révolutionnaires du bar du Vallon, août 2008
« Jann-Marc Rouillan raconte sa semi-liberté » (entretien avec Gilles Lucas et Nicolas Arraitz), CQFD, 15 janvier 2008
« Questions à Jann-Marc Rouillan, écrivain semi-libéré » (entretien avec Paco), Le Mague, 2 février 2008
« Après-68 à Toulouse: les années de braises de Jean-Marc Rouillan » (entretien par Jean-Manuel Escarnot), Libération, 19 février 2008
« Une identité anationale », Commune n° 48, décembre 2007
« La bande à Sten », préface au livre de Sergi Rosès Cordovila, Le MIL : une histoire politique, Acratie, 2007
« On dit bien que la justice est aveugle » (avec Thierry Discepolo), Les mots sont importants, avril 2007
« Chroniques carcérales », parution mensuelle dans CQFD, 2004-2007
Le même chantage : repentir contre libération, 2007
« Le premier matin sans elle », Texte en hommage à Joëlle Aubron, mars 2006
« Le pays du dedans », octobre 2005
« Ces prisonniers qui ne cessent de payer », », Le Monde diplomatique, juin 2005
« Écrire, c'est ne pas renoncer à nos rêves de bouleversement révolutionnaire » (entretien avec Thierry Discepolo), Le Monde libertaire, 4 mai 2005
L'écriture prolétarienne. Correspondance entre Jann-Marc Rouillan et Jean Pierre Levaray autour de la réédition de Putain d’usine, printemps 2005
La lettre non postée, 2003
En direct de la centrale d'Arles, 2003
« De mémoire proscrite », Commune, n° spécial sur la lutte armée, 2002
La « torture blanche », 2001
Célébration du vingtième anniversaire de l'abolition de la peine de mort, 2001 (dommage ...)
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#2 09-03-2016 11:04:17

Le Tocard
Sycophante
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Registered: 10-01-2015
Posts: 11
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Re: Rouillan est pas rouillé

La chienlit est dehors et insulte la Raie Pudique. On peut dire cela dorénavant...
Qui qu'avé raison (nous nous mettons à l'aurtografe nouvaille, pour etre compris de tousse !

Rouillan : vers une révocation de sa libération conditionnelle

Après ses propos sur « le courage avec lequel se sont battus les terroristes du 13 novembre, dans les rues de Paris en sachant qu’il y avait près de 3 000 flics autour d’eux », le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire contre le fondateur d’Action Directe, condamné à perpétuité pour assassinats mais en liberté conditionnelle depuis le 18 mai 2012. Mardi ce sont les familles de victimes d’actes terroristes qui ont déposé une plainte à l’encontre de Jean-Marc Rouillan pour apologie du terrorisme. L’AFVT, Association française des victimes de terrorisme, a qualifié ses propos de « bouillie intellectuelle ».
En plus des poursuites évoquées ci-dessus, le Tribunal d’application des peines qui assure le suivi de Jean-Marc Rouillan a la faculté de le réincarcérer provisoirement et même de révoquer définitivement sa libération conditionnelle au motif du non-respect de ses obligations, d’une nouvelle condamnation ou d’une inconduite notoire.


Se soumettre pour obtenir - « Tout homme dévoué à son pays doit payer à sa patrie son tribut de patriotisme : en lui disant tout ce qu'il croit, en sa conscience, être la vérité ».                                                               (Sully).

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