You are not logged in.

WAWA CONSPI - The Savoisien

Exegi monumentum aere perennius

Announcement

#1 19-10-2010 17:25:42

TitiLeParisiard
Guest

Mémoire présenté par Alain Guionnet Directeur de la publication

Mémoire présenté par Alain Guionnet, Directeur de la publication REVISION

Nous diffusons ce mémoire pour l'information des "con-con", comme aime à le dire sur les ondes, M. Alain Minc ; dans la Matinale de Canal + (11.01.07), il explique que « les Français sont plutôt des « con-con », c’est-à-dire des con'servateurs en société et des con'servateurs en économie ».

A lire aussi : http://www.the-savoisien.com/wawa-consp … php?id=890


___________________

Protocoles_des_sages_de_Sion.jpg

MÉMOIRE PRÉSENTÉ PAR
ALAIN GUIONNET
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION REVISION

___________________

CONCERNANT LA PROCÉDURE

Me Jean Stévenin, avocat au barreau des Hauts-de-Seine, a accepté de défendre la cause d’Alain Guionnet au titre de l’aide juridictionnelle. Ce dernier se demandait quelle était la juridiction compétente : tribunal d’instance ou tribunal de commerce, vu qu’il projetait de poursuivre uniquement la société DOC EN STOCK pour non-respect du contrat signé et viol du droit à l’image.

C’est Me Stévenin qui a proposé d’attaquer également la société ARTE FRANCE devant le tribunal de grande instance des Nanterre, vu que son siège social se trouve dans les Hauts-de-Seine, au barreau duquel il appartient. Ce qui était compréhensible, vu que la société ARTE FRANCE est commanditaire de l’émission qu’elle a diffusée le 6 mai 2008. Pour Alain Guionnet, directeur de la publication Revision, les articles 42 et 43 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881, définissant les responsabilités respectives du directeur de publication et de l’auteur, étaient applicables.

C’est à la fin du mois de novembre 2009 que Me Stévenin a communiqué par courrier à Alain Guionnet les conclusions et les pièces des parties adverses, sans l’avertir de la date de clôture de l’instruction, prononcée par ordonnance le 7 décembre 2009. Alain Guionnet acheva ses conclusions le 17 février 2010, en pensant être dans les délais. Lors d’une brève conversation téléphonique avec Me Stévenin, ce dernier observa que les conclusions du demandeur portaient sur le fond, comme si le tribunal était incompétent à juger le fond. Me Stévenin avait la possibilité de déposer une demande dérogatoire de dépôt de pièces au tribunal en dépit de la clôture de l’instruction, comme la présidente de la première chambre civile en a informé Alain Guionnet à l’audience du 27 mars 2010, mais il ne l’a pas fait.

Pièce n° 10 : analyse critique par Alain Guionnet des conclusions adverses de première instance, datée du 17 février 2010.

Voilà pourquoi le demandeur n’a pas conclu après signification des conclusions des défenderesses, voilà pourquoi il n’y eut pas débat contradictoire en première instance.

SUR LE PROTOCOLE DES SAGES DE SION

Me Stévenin a raison de dire que les juges sont incompétents à juger l’histoire, mais Alain Guionnet a gagné deux procès dans le passé où il s’est aperçu que les juges pouvaient examiner le fond (devant la dix-septième chambre correctionnelle du tribunal de Paris et devant la cour d’appel civile de Paris).

Le Protocole des sages de Sion est marginalement du ressort de la justice, ne serait-ce qu’eu égard au procès de Berne de 1935. Parfois aussi le pouvoir exécutif s’en empare, comme en Russie au lendemain du coup d’État bolchevique de 1917, quand la possession de l’ouvrage devint passible de peine de mort. Ce fut aussi le cas en France le 25 mai 1990, peu après l’opération Carpentras, quand le ministère de l’Intérieur prononça un arrêté interdisant de circulation, de distribution et de mise en vente de l’ouvrage. Mais cet arrêté ne fut pour ainsi dire pas appliqué, outre qu’il est dénué de valeur légale au moins depuis 2004.

Pièce n° 9 : « Le procès des Protocoles » par Christophe Chevillon, article paru dans le numéro 62 des Annales initiatiques (Lyon, 1935).

Les premiers juges notent qu’Alain Guionnet est titulaire d’une maîtrise d’histoire (page 2), mais son niveau d’études est aussi de deux fois bac + 5, avec sa maîtrise de hongrois et après qu’il eut assisté au séminaire d’études juives à l’École pratique des hautes études réservé aux étudiants de troisième cycle.

Les questions portant sur le Protocole des sages de Sion sont d’autant plus délicates que l’identité de l’auteur est inconnue. On peut dater son écriture du deuxième semestre 1898 au plus tôt, eu égard à ce que le document dit du ministre de l’Instruction publique et des Beaux-arts Léon Bourgeois. Certains voient confirmation de cette date dans l’allusion à la construction du métropolitain, mais cette déduction est aléatoire.

Pièce n° 8 : « Qui a fabriqué le plus célèbre des textes antijuifs ? » par Pierre-André Taguieff, article paru dans Marianne du 19 décembre 2009 au 1er janvier 2010.

L’écriture du Protocole des sages de Sion semble de toute façon postérieure à la publication en 1898 à Vienne, en Autriche, de ZIONISTEN-CONGRESS IN BASEL OFFICIELLES PROTOCOLL. Le titre de l’ouvrage, écrit ainsi en couverture, signifie « Protocole officiel du Congrès sioniste à Bâle », étant entendu que, conformément à l’usage longtemps répandu en allemand, Protokoll signifie procès-verbal ou compte rendu. Aussi Protokoll appelle un complément de nom. Du congrès sioniste dans le cas présent, mais ce peut être d’une assemblée, d’une réunion ou d’une conférence.

Comme tel aurait été le cas du « Protocole de conférence » dite de Wannsee, qui aurait eu lieu le 20 janvier 1942. L’usage veut qu’on parle souvent du Protocole de la conférence de Wannsee, mais il s’agit d’une interprétation, car le document est intitulé Besprechungsprotokoll, Protocole de conférence, ou Procès-verbal de conférence. Ce titre renforce le côté mystérieux de ce document intitulé en encadré « affaire d’empire secrète ! » (Geheime Reichsache!), lequel ne correspond à aucun des usages administratifs de l’époque et dont l’origine est inconnue.

Sur la date d’écriture du pamphlet, la mention du nom de Léon Bourgeois vaut d’être examinée. À la dix-neuvième séance, dans la version de Georges Boutmi, l’orateur aurait dit : « Nous avons commencé à asservir définitivement la pensée par la méthode de l’enseignement visuel qui rendra les goyim incapables de réfléchir et en fera des animaux obéissants ; ils attendront la démonstration d’une idée avant de chercher à la saisir. Un de nos meilleurs agents en France, Bourgeois, a déjà annoncé un nouveau système d’éducation intuitive. À présent que nous sommes en force, nous n’avons pas besoin de goyim penseurs, ces matérialistes de tous temps, consommateurs avides de tous les biens terrestres. » (Tous temps a paru locution juive.)

Lesdits sages voyaient en Léon Bourgeois un de leurs meilleurs agents à cause de son initiation le 15 juillet 1882 à la Sincérité, à l’Orient de Reims. Les francs-maçons auraient été leurs agents par obligation sous peine de mort, les quelques francs-maçons réfractaires fussent secrètement liquidés sans que leur ordre ne s’en émût. Une des subtilités du pamphlet est de dire que les sages ont droit de vie et de mort sur le franc-maçon, mais pas sur le profane. Seul sérieux obstacle qu’ils pensent pouvoir rencontrer dans l’accomplissement de leur plan. Le profane récalcitrant serait redoutable pour peu qu’il soit un peu génial.

La biographie de Léon Bourgeois est troublante, car il fut nommé ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts le 28 juin 1898, mais il avait été ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts de 1890 à 1892 (site du Sénat), et c’est le 26 octobre 1893, au congrès de la Ligue de l’enseignement, qu’il préconisa son « nouveau programme d’éducation par la vue ». Cet homme d’État radical poursuivit sans doute son programme en 1898, mais c’est longtemps avant qu’il l’avait promu. D’où une autre interprétation possible : c’est au plus tôt en 1899 que le pamphlet aurait été écrit, après que Léon Bourgeois eut représenté la France à la Conférence internationale de La Haye, qui débuta le 18 mai 1899, où il proposa d’« instituer un tribunal souverain entre les nations », arbitre des conflits internationaux (site du Sénat).

Ce serait après que Léon Bourgeois fut mondialement connu à cause de sa participation remarquée à la première conférence de La Haye que le Protocole des sages de Sion aurait été écrit, autrement dit en juin 1899 au plus tôt. L’auteur se serait alors renseigné sur le passé de Léon Bourgeois, dont l’appartenance maçonnique était notoire. Il a cependant donné sa propre interprétation du programme d’enseignement de Léon Bourgeois, qui n’en a jamais parlé dans les termes du pamphlet.

Les techniques de manipulation des vues, au cœur de la présente affaire, remontent au moins à la haute antiquité, mais elles évoluent. Elles sont de plus en plus performantes, tandis que le nombre de professionnels dont c’est le métier augmente. Seul problème, les faussaires sont toujours maladroits.

La date de publication des Protocoles des sages de Sion en russe est elle aussi douteuse. Serge Nilus prétend qu’il s’agit de janvier 1901, après qu’il eut achevé la traduction du texte français original en décembre 1900. Son impression fut peut-être effectuée sous forme de cahier séparé. Le maître espion français Henry Rollin, spécialiste dans l’entre-deux-guerres des Protocols des sages Sion (écriture souvent employée à l’époque), prétend que c’est faux. Pourtant l’article consacré au pamphlet paru dans Novoye vrenia (Temps nouveaux) en avril 1902 indique qu’une version russe circulait déjà.

En suivant l’interprétation d’Henry Rollin, la première édition russe daterait de 1903, quand Georges Boutmi publia sa version du texte français à Saint-Petersbourg dans Znamia (Drapeau), sous forme de feuilleton, dans les numéros du 28 août au 7 septembre 1903, sous le titre « La conquête du monde par les juifs ».

En tout cas le succès de l’ouvrage débuta en 1905 en Russie, année de la guerre russo-japonaise, dans ses deux versions, de Serge Nilus et de Georges Boutmi.

C’est plus tard, après-guerre, quand le pamphlet était mondialement connu, que le journal britannique le Times découvrit, grâce à un émigré russe réfugié en Turquie, que les Protocoles des sages de Sion était plagiat du livre de l’avocat Maurice Joly publié à Bruxelles en 1864 ou en 1865, Dialogues aux enfers entre Machiavel et Montesquieu. Le plagiat est d’une extrême banalité dans l’édition et le journalisme, et il est manifeste que plus de 40 % du texte du Protocole des sages de Sion est tiré du livre de Maurice Joly, mais pas le reste.

Aucun des événements postérieurs évoqués, comme la Commune de Paris ou l’affaire des emprunts russes, ni les noms de Moïse, David, Salomon, ni les observations remarquables sur la franc-maçonnerie ne se trouvent dans le livre de Maurice Joly. L’auteur du Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu évoque certes franc-maçonnerie et sociétés secrètes, mais assez brièvement, en s’entourant de précautions, d’une tout autre façon que le pamphlet.

Certains observateurs se demandent si l’objectif du Protocole des sages de Sion n’était pas antimaçonnique. Thèse discutable, à moins de la pousser plus loin, car il n’existait qu’une seule organisation juive internationale puissante en Europe quand l’ouvrage fut écrit : l’Alliance israélite universelle, qui était et demeure d’inspiration maçonnique. D’où cette question : comment imaginer que l’auteur du pamphlet, en le supposant antisémite, ait « oublié » de parler de l’Alliance israélite universelle, alors qu’il faisait de nombreuses allusions aux affaires françaises et russes ? C’est quasiment impensable.

Alain Guionnet connaît bien le milieu antisémitique et son histoire, dont il dénonce depuis près de vingt-cinq ans la bêtise. Il croit cerner sa psychologie. Par éducation honteux, l’antisémite français est excessif quand il se lâche, et il tombe souvent dans les pièges qui lui sont tendus. Au point qu’il aurait été tenté d’évoquer l’affaire Dreyfus s’il avait écrit le pamphlet, mais le nom du capitaine ne s’y trouve pas. Son auteur n’appartient donc pas au milieu antisémitique.

Dans L’Apocalypse de notre temps (Paris, 1939), Henry Rollin soutient qu’« on trouve dans les Protocoles une allusion très nette à l’affaire Dreyfus. Leur [son, NDLR] auteur, en effet, a résumé et déformé d’une façon si caractéristique le long passage consacré par Maurice Joly à la Cour de cassation dans son Dialogue aux Enfers, que l’allusion à la révision du jugement du conseil de guerre de Paris semble évidente » (page 354). Henry Rollin évoque un passage où le « plagiaire » dit le « contraire » de Machiavel dans le livre de Maurice Joly. Machiavel projette de nommer des juges dévoués au pouvoir à la Cour de cassation, tandis que les prétendus sages comptent la supprimer. Pareille déformation serait due à la volonté de l’auteur de ne pas voir casser le jugement du conseil de guerre de Paris, thèse irrecevable.

Henry Rollin s’engage sur plusieurs fausses pistes. Il imagine que l’auteur du pamphlet aurait voulu influencer une décision de justice française à intervenir dans un futur proche, en même temps qu’assez lointain, car Henry Rollin envisage dans ce passage de son livre que le Protocole des sages de Sion fût écrit avant 1897 ; thèse paraissant maintenant insensée. Et puis, cette altération de quelques lignes du livre de Maurice Joly n’allait pas inciter le régime français à supprimer la Cour de cassation ; elle aurait plutôt eu l’effet inverse. Enfin le pamphlet était destiné au public russe. C’est en Russie, là où vivaient « largement cinq millions » de juifs (« Discours de Max Nordau à Bâle du 29 août 1897 », in Revision n° 111 de mai 2008), que plusieurs exemplaires du texte français furent mis en circulation.

Cela dit, l’auteur du Protocole des sages de Sion fréquentait les salons parisiens et était sans doute polyglotte. En tout cas il lisait l’allemand, puisqu’il s’inspira dans le titre de son pamphlet du Protocoll sioniste paru à Vienne en 1898. Piste sur laquelle Henry Rollin (dont l’éditeur écrit le prénom Henri) orienta ses recherches. En ce qui concerne la vie parisienne de l’auteur de l’ouvrage, accessoirement sa connaissance de plusieurs langues, car Henri Rollin se garda de parler du « Protocole officiel du Congrès sioniste à Bâle ».

Dans L’Apocalypse de notre temps, Henri Rollin dit peu de chose de l’organisation sioniste, comme s’il n’avait pas lu les mots « de Sion ». Il ne prononce pas une seule fois le nom de Max Nordau, vrai père de l’Organisation sioniste mondiale. En revanche, il cite celui de Théodore Herzl dans huit pages de son livre, alors qu’il y a peu de chose à dire sur la vie et l’œuvre de ce juriste illuminé qui fut tenté par le frankisme avant de devenir sioniste, au destin tragique. Il faut reconnaître à Henri Rollin l’honnêteté de citer Angel Marvaud, qui dit que Théodore (Tivadar) Herzl fut tué « par les soucis que lui causaient la réalisation de son rêve et les attaques violentes auxquelles il ne cessait d’être en butte de la part de ses propres coreligionnaires du sionisme » (page 219). Observation incomplète, car Théodore Herzl fut ruiné et « tué » prématurément par les sionistes en 1904 selon sa femme, qui mourut peu après.

En taisant le nom de Max Nordau et en s’appesantissant sur celui de Théodore Herzl, Henri Rollin reprend un mythe sioniste. C’est étrange pour quelqu’un qui débute son ouvrage majeur par ces mots : « N’étant ni franc-maçon, ni juif, mais catholique, né de parents catholiques aussi loin qu’on puisse remonter, nous n’avons entrepris la présente étude que pour montrer ce que vaut le mythe du mystérieux complot judéo-maçonnico-bolcheviste qui constitue l’argument fondamental de la propagande allemande à travers le monde » (page 3). Dans ces conditions, L’Apocalypse de notre temps, publié en 1939, est propagande de guerre.

Henri Rollin parle de l’Alliance israélite universelle et du congrès sioniste de Bâle de 1897, mais avec beaucoup de retard, après la première guerre mondiale, quand les propagandistes antisémites et/ou antijuifs allemands entrèrent en action. Ils remarquèrent tout de suite que le nom de l’Alliance israélite universelle ne figurait pas dans le Protocole des sages de Sion. Cette piste avait été esquissée dans un numéro de Znamia de 1903, où figurait une note du traducteur invitant le lecteur à ne pas confondre les sages de Sion avec les « représentants du mouvement sioniste » (Henri Rollin, op. cit., page 215). Puis, en 1907, Georges Boutmi dit de l’Alliance israélite universelle qu’elle avait « sous ses ordres toutes les organisations maçonniques, martinistes, frankistes et sionistes » (ibidem, pages 215-216). Ensuite, c’est le colonel Winberg qui soutint catégoriquement que le Protocole des sages de Sion avait été élaboré à Bâle en 1897. En 1919, dans sa dénonciation d’un réseau d’organisations judéo-maçonniques internationales, il affirma que « dans ces organisations, la maçonnerie d’un rang inférieur joue le rôle d’une arme aveugle au service de la fameuse Alliance israélite universelle » (ibidem, page 216). Avec le recul du temps, la suite des événements en Europe semble avoir été annoncée à ce moment-là.

Comme c’est le cas pour l’Alliance israélite universelle dont le nom n’apparaît pas dans le Protocole des sages de Sion, le pamphlet ne contient pas une seule citation talmudique, comme observent des juifs nullement horrifiés à sa lecture, qui excite au contraire leur curiosité. Comme c’est le cas de Jacques Halbronn, qui a consacré une partie de sa thèse de doctorat d’État à l’université Paris X en 1999 à ce thème. Le texte prophétique en France — Formation et fortune n’est qu’un de ses nombreux écrits et publications. Maîtrisant hébreu et anglais, à défaut de l’allemand, Jacques Halbronn collabore à Revision depuis trois ans. Il a longtemps semblé ne pas comprendre Alain Guionnet quand il lui parlait des néologues juifs hongrois influencés par le calvinisme, avant de trouver la traduction française du mot : laïcs. Ainsi, dimanche 22 août 2010, Jacques Halbronn définit les Protocoles des sages de Sion comme « pseudo Talmud laïque ».

Alain Guionnet aurait plutôt songé à parler de néotalmud destiné au profane, bien que ce pseudo Talmud ait pu aussi être destiné au juif. Et puis Talmud laïque est un peu troublant, pseudo Talmud néologique conviendrait mieux, même si cette expression conduit sur la piste d’un de ses auteurs possibles : le fils de néologue juif hongrois devenu sioniste Max Nordau.

Jacques Halbronn persiste à voir dans le Protocole des sages de Sion un faux dont l’auteur aurait lu une des traductions du Talmud publiées dans les grandes langues occidentales dans les années 1870-1880. Il évoque aussi les traductions françaises de 1888 et 1889 du Talmudjude (Juif talmudique) d’August Rohling, même si l’auteur du pamphlet préférait sans doute lire le texte original d’August Rohling plutôt que des traductions françaises d’extraits de son livre. Jacques Halbronn s’accroche à la thèse suivant laquelle l’auteur du Protocole des sages de Sion pourrait être antisémite, français en l’occurrence, alors que de nombreux éléments donnent à penser le contraire.

Cela dit, vrai ou faux en ce qui concerne un document historique est parfois secondaire, comme dans ce cas. C’est l’impact qu’il a eu qui compte, son influence passée et présente sur l’imaginaire collectif.

Voilà ce que disait Alain Guionnet au cours de son entretien de plus de deux heures avec Barbara Necek. Voilà ce qui a été frauduleusement rendu dans le reportage par ces mots d’Alain Guionnet : « Ce sont des textes authentiques, il ne s’agit pas de douter de leur authenticité ». Sans voir les épreuves du tournage, la fraude est manifeste, car cela fait longtemps qu’Alain Guionnet ne parle que du Protocole des sages de Sion. Les textes évoqués sont clairement ceux des différentes éditions du document.

Plutôt que de faire d’innombrables observations sur le contenu de l’ouvrage, arrêtons-nous sur son titre. Protocole des sages de Sion est tout à fait conforme, contrairement aux titres anglais et allemand. Dans la version russe de Serge Nilus Protocoly sionskikh moudretsov, protocole est écrit au pluriel, comme il l’était peut-être dans l’original français, mais c’est le singulier collectif qui s’impose en français, contrairement à l’anglais. Il s’agit aussi de se conformer aux titres des deux autres protocoles célèbres, de 1898 et 1942, où protocole est écrit au singulier.

C’est aussi le cas du protocole de François Mitterrand de 1989 dont parle Der Spiegel du 25 septembre 2010. Selon ce « protocole », François Mitterrand aurait vu dans l’euro contrepartie à l’unité de l’Allemagne. Der Spiegel emploie Protokoll dans l’acception du Protocole des sages de Sion. Choix discutable, car parler du plan de François Mitterrand aurait sans doute été plus juste, mais la rédaction du Spiegel a voulu montrer l’intérêt qu’elle porte aux affaires protocolaires. Elle aussi espère que l’arrêt de la cour ne sera pas superficiel et bâclé.

Les organisateurs du premier congrès sioniste à Bâle en 1897 avaient raison quand ils publièrent le Protocoll de leur congrès en 1898. Le mot est sans doute emprunté à Saint-Yves d’Alveydre, agent de renseignement chargé de la presse au ministère de l’Intérieur dans les années 1870. Saint-Yves d’Alveydre publia en 1884 Mission des Juifs, ouvrage lu attentivement dans les cercles juifs. Or c’est lui qui assigna aux juifs un protocole dans leur mission. Mot banal dans le jargon administratif, dont l’acception n’était pas uniquement diplomatique.

L’écriture Protocoll en allemand par les sionistes peut être tenue pour indice confirmant cette thèse, mais ce n’est pas sûr, car la politique de la coterie juive, avant que l’Organisation sioniste mondiale fût créée, consistait à dénationaliser les peuples en vantant les mérites de l’étranger ; de l’Allemagne en France, de la France en Allemagne. Les sionistes avaient raison car il est plus facile d’écrire c que k, seulement c se prononce tantôt k tantôt s en français, ce qui rend cette lettre difficilement exportable. La prétendue adoration de l’étranger par la coterie juive ne s’arrêtait pas aux pays limitrophes, elle allait beaucoup plus loin ; avec la mode orientaliste, par exemple, qui faisait fureur dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle.

Le titre français du Protocole des sages de Sion est de loin le meilleur dans les grandes langues européennes, sachant que le russe moutretsov peut être rendu par sages, mais aussi par d’autres mots, comme docteurs. Car les sages, hakhamim en hébreu (hakim dans les langues dites sémitiques mineures), appartiennent à la tradition talmudique. Hakham désigne le docteur du Talmud, son nom est souvent associé à la formule abrégée signifiant qu’il soit loué (heit, kaph, mem). De telle sorte que les mots russe et hébreu sont plus comparables que ce n’est le cas en français, où la distinction entre sage et docteur est plus marquée.

Enfin « de Sion » est génial, car de marque le datif, mais aussi éventuellement l’ablatif. De Sion peut ainsi suggérer que les prétendus sages étaient originaires de Sion, ce qui est très souvent faux, mais cette thèse est capitale dans la mythologie sioniste. Un nostalgique du moyen français songerait à parler du Protocole des sages à Sion, à marquant le génitif, comme on disait à la Chine, tandis que à est aussi directif. Or le projet de l’Organisation sioniste mondiale était d’aller à Sion, même si ses chefs s’en défendirent pendant plusieurs années et s’ils firent mine d’envisager d’autres lieux d’établissement comme l’Ouganda.

De telle sorte que le titre français du pamphlet est tout sauf antisémitique. En comparaison Protocols of the Learned Elders of Zion est mauvais. On peut rendre learned elders par anciens docteurs, mais elder n’est pas talmudique. Surtout que le judaïsme se veut toujours très actuel. De telle sorte que l’auteur du document aurait voulu écrire un nouveau Talmud en raccourci, le regard tourné vers l’avenir, vers la « conquête pacifique de l’univers », expression elle aussi géniale.

Cette notion, qui traverse le Protocole des sages de Sion du début à la fin, fut reprise et répandue par Jean Izoulet, professeur juif de philosophie au Collège de France, dans Paris capitale des religions ou la mission d’Israël (Paris, 1927). Jean Izoulet écrit : « Mais il y a une dernière ou première religion, qui n’a rien de régional ou local et qui est présente partout, une religion internationale et intercontinentale en un mot, une religion planétaire. Et c’est le mosaïsme d’Israël » (page 50).

Le titre allemand est à peine meilleur que le titre anglais : Die Geheimnisse der Weisen von Zion, Les secrets des sages de Sion. L’éditeur n’a pas voulu parler des Protokolle, tenant ce mot pour étranger. Il oublia seulement que des secrets révélés ne sont plus des secrets. Il s’y est refusé aussi parce que procès-verbal appelle un complément de nom. On notera également que secret est antonyme d’officiel et que les « antisémites » allemands connaissaient le « Protocole officiel du Congrès sioniste à Bâle — du 29 au 31 août 1897 » mieux que quiconque, à l’exception des juifs.

Ces observations amènent à conjecturer que l’appellation Protocole des sages de Sion découle de « Protocole officiel du Congrès sioniste à Bâle ». En français protocole officiel est presque pléonasme, mais ce n’était pas le cas en allemand, où Protokoll retenait l’attention autant qu’offiziell, qui amenait aussitôt à songer à secret. D’où la conclusion, sachant les sionistes familiers du double langage : ils publièrent leur protocole officiel car ils avaient un protocole secret !

L’instigateur de l’opération est Max Nordau, germaniste soi-disant opposé au yiddisch. Non seulement Nordau fut la vedette du congrès, mais c’est lui qui choisit d’intituler l’édition viennoise Zionisten-Congress in Basel officielles Protocoll, d’où provient vraisemblablement Protocole des sages de Sion. Protocole est identique dans les deux cas. Ensuite il fallait gommer officiel et surtout ne pas dire secret. Il était aussi impératif de supprimer congrès sioniste à Bâle ; à Bâle en premier lieu. Sioniste a cependant été conservé sous la forme de Sion, expression suggérant que le document n’était pas œuvre de sionistes déclarés. Puis vient la seule vraie substitution : congrès fut transformé en sages. Mais les délégués présents au congrès de Bâle ne faisaient-ils pas figure de sages ? La lecture d’une partie des nombreux ouvrages de Nordau et la connaissance de la mentalité juive hongroise confirment cette thèse : Nordau fut l’instigateur du Protocole des sages de Sion.

Le rapprochement entre les deux affaires fut fait au procès de Berne de 1935 par les défenseurs de la cause antisémitique, mais c’était trop tard. De très lointains échos de cette affaire d’antonymes parvinrent aux oreilles des antisémites français, mais ce milieu était en grande partie composé de gens ignorant les langues étrangères et n’ayant guère le temps de spéculer. De telle sorte qu’elle est pour la première fois révélée.

Pièce n° 9 : « Le procès des Protocoles » par Christophe Chevillon, article paru dans le numéro 62 des Annales initiatiques (Lyon, 1935).

La variation d’acception de protocole en français et en allemand était sans doute aussi sensible en russe au début du vingtième siècle. À la lecture du Livre du Kahal de Jacob Brafman, entre autres, il apparaît que les Russes cultivés lisaient principalement deux langues étrangères : français et allemand ; mais l’allemand était plus répandu, pas seulement chez les juifs car il y avait des populations de langue allemande dans l’empire russe, pas de langue française. D’où peut-être aussi la conviction de Serge Nilus que le Protocole des sages de Sion qu’il traduisit était celui d’une réunion, or il n’en est rien.

Alain Guionnet a démontré dans Revision n° 110 de mars 2008 que les prétendus intervenants de l’assemblée des sages de Sion ne sont autres que Machiavel et Montesquieu, la réunion desdits sages n’a donc jamais eu lieu.

Cet aperçu vise à inviter la cour à dire que l’origine du Protocole des sages de Sion, dont l’auteur est inconnu, est obscure.

Il vise aussi à prier la cour de constater le sérieux des recherches d’Alain Guionnet, dont les conclusions, pour discutables qu’elles soient, sont libres.

À ce sujet, Alain Guionnet a appris beaucoup plus de choses sur l’histoire du judaïsme quand il fréquenta la bibliothèque de l’Alliance israélite universelle pendant plus de deux mois, en 2008, qu’au séminaire d’études juives à l’École pratique des hautes études auquel il assista pendant un an. Hélas ! il fut expulsé de la bibliothèque en juillet 2008. Or, plutôt que d’intenter une procé-dure séparée contre l’Alliance israélite universelle, Alain Guionnet prie la cour de dire, dans son arrêt à intervenir, qu’il est autorisé à fréquenter la bibliothèque de l’Alliance israélite universelle, qui est financée par des fonds publics et qui se trouve sur le territoire français.

JUGEMENT DU 3 JUIN 2010

Les premiers juges commencent par ne pas reproduire conformément un passage de l’assignation à comparaître d’Alain Guionnet à partir duquel ils ont délibéré. Ils prêtent au demandeur ce propos : « que même si l’auteur du Protocole des sages de Sion s’est inspiré de plusieurs sources, les propos (d’Alain Guionnet) sur leur source ne figurent pas dans le reportage” (page 3). Quel charabia ! Rien n’est conforme, ni le texte ni le caractère. Le demandeur écrit en réalité : « Même si l’auteur du Protocole des sages de Sion s’est clairement inspiré de plusieurs sources, les propos d’Alain Guionnet sur son écriture et sur sa source ne figurent pas dans le reportage ». Cause mal entendue, cause perdue !

La phrase de l’assignation n’est certes pas évidente, entre autres à cause des mots écriture et source en italique, mais c’était en prévision des conclusions des parties adverses. Le premier membre de phrase est correctement reproduit. Le demandeur introduisit ensuite les notions de source et d’écriture du Protocole des sages de Sion parce qu’elles sont problématiques et qu’Alain Guionnet souhaitait qu’il en fût question.

Il y a la « source » du Protocole des sages de Sion, c’est-à-dire son auteur et son milieu, qui ont eux-mêmes plusieurs sources. Puis l’« écriture » du pamphlet, que l’historien cherche en premier lieu à dater. Sa datation ayant été précisée dans la mesure du possible, disons mot des modalités d’écriture du document. Il est œuvre d’un auteur principal qui s’est largement inspiré du livre de Maurice Joly, mais a-t-il consulté certains de ses proches pour avoir leur avis ? Était-il maître espion, comme d’aucuns le prétendent, ou bien appartenait-il à une coterie ? C’est l’un ou l’autre, car il a eu recours à des agents ayant fait circuler plusieurs exemplaires de son texte en Russie auprès de gens susceptibles de le traduire et de le publier. Au nombre de ces coteries, il y a celle des martinistes animée par Gérard Encausse dit Papus, sorte de maçonnerie semi chrétienne, nationaliste et synarchique.

C’est à juste titre qu’Henri Rollin parle de Papus dans 28 pages de son livre, tant ce médecin mage, bien reçu à la cour de Russie, est fascinant. Hélas ! Henri Rollin ne dit mot de Saint-Yves d’Alveydre. C’est étonnant quand on sait le grand respect que Papus portait à Saint-Yves d’Alveydre, créateur du concept de Synarchie d’Empire. Ça l’est beaucoup moins en revanche quand on sait que le mot protocole employé par les sionistes en 1898 est sans doute emprunté à Saint-Yves d’Alveydre, lui aussi plagiaire (de Fabre d’Ollivet). Là encore, Henri Rollin aura brouillé les pistes. De toute façon Papus n’est certainement pas l’auteur du document, bien qu’il réunît les moyens pour l’écrire et pour le diffuser avec le concours de l’Ordre Martiniste, même si la reconnaissance officielle de sa coterie eut lieu quelques années plus tard en Russie.

D’où l’importance des mots source et écriture dans l’assignation à comparaître. Elle visait à amener les parties adverses sur le terrain historique. D’où aussi la question : de quel droit les sociétés ARTE FRANCE et DOC EN STOCK prétendent-elles concevoir, tourner et diffuser un reportage à prétention historique alors qu’elles sont incompétentes en la matière ? Dans d’autres pays, comme la Grande-Bretagne, la propagande s’appuie sur le renseignement, au besoin en faisant appel aux conservateurs de la bibliothèque du British Museum, mais ce n’est pas le cas en France, où ARTE FRANCE s’en remet aux lueurs du sociologue Pierre-André Taguieff, diplômé de l’université Paris X, supposé connaître l’histoire de Russie à cause de son patronyme. On appelle ça du bricolage.

Après cette citation fautive, suggérant qu’Alain Guionnet raconte n’importe quoi, vient l’affaire de la société ARTE FRANCE, qui cherche à démontrer qu’elle n’est pas chaîne de télévision mais GEIE, et qu’elle échappe à ce titre à la loi sur la presse. Argument qu’elle n’aurait pas osé soutenir devant le tribunal de commerce. D’ailleurs, les premiers juges parlent de « la chaîne de télévision franco-allemande ARTE » (page 2, 1re ligne).

La défenderesse soutient qu’elle n’a pas eu connaissance du contrat signé par la société DOC EN STOCK, mais c’est ARTE FRANCE la commanditaire du reportage. C’est elle qui a enjoint à DOC EN STOCK que quelques séquences fussent tournées en France, en annexe du contrat de coproduction du 14 mars 2007, où il est précisé que les lieux de tournage sont « Russie, France, Israël, Égypte » (page 1). Le reportage fut monté dans l’ordre inverse, conformément à la règle médiatique qui veut qu’on parte du temps présent avant de remonter dans le temps.

L’approche chronologique de la société ARTE FRANCE était la bonne au plan historique, sauf que la France aurait dû précéder la Russie, puisque le Protocole des sages de Sion fut écrit en français. Les auteurs du reportage sont officiellement Pierre-André Taguieff et Barbara Necek, mais Pierre-André Taguieff était maître d’œuvre, Barbara Necek exécutante. D’où la consigne scrupuleusement respectée par la journaliste de ne pas évoquer l’origine du document dans son entretien avec Alain Guionnet. Ensuite, il y a une énorme lacune dans le scénario, car il aurait fallu parler de l’Allemagne au lendemain de la première guerre mondiale, pays dont les propagandistes jouèrent rôle capital dans la diffusion du Protocole des sages de Sion, dont ils se portèrent garants de l’authenticité.

Toujours est-il que c’est la société ARTE FRANCE qui a commandité l’entretien avec Alain Guionnet, car lui seul pouvait faire figure de protocoliste ayant connaissance du dossier. Hormis le demandeur, Barbara Necek contacta Maurice Martinet, policier à la retraite, président du Parti national radical, pour le tournage. Mais il s’avéra que Maurice Martinet n’avait rien à dire sur le Protocole des sages de Sion, sinon qu’il soit vrai ou faux, ses prédictions se réalisent. D’où la décision de Pierre-André Taguieff d’interroger Alain Guionnet, d’où la signature par Barbara Necek sans hésiter du contrat écrit par le demandeur. Aussi la responsabilité dans la violation de la lettre d’autorisation d’utilisation d’image de la société ARTE FRANCE est constituée. Elle prétend ne pas avoir été informée de l’existence de la convention mutuelle. C’est vrai officiellement, mais oralement ? Un responsable d’ARTE FRANCE n’a-t-il pas donné son accord, en partant du principe qu’Alain Guionnet représente une force négligeable au plan judiciaire ? On ne connaîtra sans doute jamais la réponse, mais le doute est fondé.

Maurice Martinet a réédité dans National radical la version des Protocoles des sages de Sion publiée dans Revision numéros 3 à 7 de mars à septembre 1989, parce qu’il l’a jugée la meilleure. Alain Guionnet avait fidèlement reproduit le texte de Georges Boutmi paru dans une édition de l’entre-deux-guerres. Toutefois, en sa qualité de traducteur semi-professionnel, il a opéré de très légères modifications. En ce qui concerne l’ordre des mots dans quelques phrases, quelques signes de ponctuation, ou encore en substituant une poignée de noms tirés du jargon historique à d’autres, d’inspiration profane.

La société ARTE FRANCE fait valoir ses hautes valeurs morales, en invoquant un débat d’intérêt général, alors qu’elle occulte la responsabilité de l’Allemagne dans le succès du pamphlet, ce qui va à l’encontre de l’intérêt général.

La société DOC EN STOCK invoque l’article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui dit tout et son contraire. De telle sorte que cet article l’autoriserait à violer les lois sur la presse et sur le droit à l’image pour démasquer des criminels de la pensée. Mais ignore-t-elle que le casier judiciaire d’Alain Guionnet est vierge de toute condamnation ? Puis DOC EN STOCK oublie que la diffusion du Protocole des sages de Sion n’est pas interdite en France et soutient qu’il s’agit d’un « faux antisémite notoire ».

Les histoires de l’ancien site d’Alain Guionnet devraient être exclues de la procédure, car postérieures à l’outrage qu’il a subi le 6 mai 2008. Ce qui se vérifie tous les jours sur la toile, où maintes gens s’imaginent qu’il raconte n’importe quoi, voire qu’il est fou. L’appelant ne renie pas ses propos, mais il signale que sa production littéraire est énorme et que de courts extraits ne sauraient se comprendre isolément.

Les premiers juges signalent que la société DOC EN STOCK n’a pas observé « l’obligation de visualisation préalable » inscrite dans le contrat, mais la société a tronqué et télescopé les propos du demandeur, comme la vision des épreuves du tournage permettrait de le vérifier de façon plus ample qu’Alain Guionnet ne l’a réduit en mémoire.

Alain Guionnet vît le projet de reportage, il exigeât aussi que le commentaire fût rectifié, car il n’est pas « éditeur d’extrême-droite », ce qu’il n’a jamais été et ne sera sans doute jamais. Il s’agit là de diffamation. Alain Guionnet se fût contenté de l’appellation rouge-brun, en usage dans les médiats pour désigner les gens en marge de la pensée unique. Il préférât radical, en songeant à l’allemand Linksradikaler et Rechtsradikaler, ultragauchiste et ultradroitiste, mais il reconnût volontiers l’ambiguïté du mot, Alain Guionnet n’étant pas radical comme Léon Bourgeois.

Les premiers juges, faute de conclusions du demandeur et sans l’avoir autorisé à s’exprimer au tribunal en l’absence de son conseil, dont la venue était incertaine, retiennent l’allégation de la société DOC EN STOCK selon laquelle Alain Guionnet aurait requis de visionner « l’intégralité du reportage » (page 3). Or Alain Guionnet est professionnel de presse, il aurait demandé à voir les séquences le concernant, ses propos ainsi que les commentaires de la rédaction et les transitions du reportage, soit moins de dix minutes du film. Ce qui lui aurait suffi pour refuser d’apparaître dans le documentaire en l’état, car au moins deux de ses phrases sont tronquées et ses propos télescopés, tandis que le dire éditeur d’extrême-droite est diffamatoire.

Toutefois ce moyen retenu à ce moment du jugement est curieux, car le premier moyen avancé par la société DOC EN STOCK est : « Ce que M. GUIONNET reproche en réalité à Madame NECEK, c’est simplement de n’avoir pas monté l’intégralité de son interview, ce qui était pour-tant son droit le plus absolu » (conclusions de DOC EN STOCK, page 7). Ce n’est que plus loin, vu la grossièreté de l’argument, que la défenderesse écrit : « Aussi ne peut-il reprocher à Mme NECEK de ne pas lui avoir fait visionner l’intégralité de son reportage comme il le fait pourtant dans le cadre de son assignation (ibidem, page 8). Autrement dit, l’intégralité du documentaire destiné à être projeté.

Plus loin, les premiers juges atteignent le fond de l’abîme quand ils motivent leur décision en reprenant l’argument le plus aberrant de la société DOC EN STOCK. Quand ils assurent : « En effet, il est en réalité reproché à Barbara Necek de n’avoir retenu qu’une minute de toute l’interview, Alain Guionnet soutenant, comme ci-dessus rappelé, que l’absence de diffusion de l’intégralité de ses propos relatifs aux sources du Protocole des Sages de Sion constitue une manipulation. Les propos suivants tenus par le demandeur sur son blog le 7 mai 2008 : “l’émission d’ARTE visait surtout musulmans et orthodoxes. Guionnet joua le rôle d’intermède représentant la France. Rien de ce qu’il a vraiment dit sur le Protocole ne passa, car ses propos étaient hors jeu”, confirment cette critique » (page 5). Voilà comment les juges du tribunal de Nanterre administrent la preuve !

Plus l’escroquerie est grosse, mieux elle marche devant le tribunal de Nanterre. À preuve, il inverse l’ordre des moyens de la société DOC EN STOCK de façon à retenir le plus absurde dans les motifs de sa décision.

Alain Guionnet n’a bien sûr jamais demandé que l’intégralité de ses propos passât à l’antenne. Directeur de publication, il connaît les règles du métier. Il demandait uniquement « qu’aucune de ses phrases ne soit tronquée ou que ses propos soient télescopés ». Or au moins deux de ses phrases furent tronquées et quatre ou cinq de ses phrases ou propositions télescopées. À savoir : « Oui, donc, voici les numéros où j’ai publié le Protocole des sages de Sion. Mai 1990… Ce sont des textes authentiques, il ne s’agit pas de douter de leur authenticité… Le Protocole se retrouve à tous les moments-clés de l’histoire du 20e siècle… La domination juive est de plus en plus manifeste, avec tous, avec tous ses actes barbares. »

La première ou les deux premières phrases ne sont pas vraiment télescopées dans la mesure où cette séquence fut tournée dans une autre pièce, couverture de Revision à l’appui. Mais elles ont été retenues pour mieux faire passer la prétendue authenticité prêtée au pamphlet, avant d’enchaîner par une formule creuse, car on ne sait pas quels sont les moments-clés évoqués, pour s’achever sur les actes barbares de la domination juive ! (au premier rang desquels l’excision du prépuce du nouveau-né). Le commentaire met ensuite les points sur les I en parlant des Protocoles.

Quant au commentaire d’Alain Guionnet du 7 mai 2008, il résume le contenu de l’émission, qui visait surtout musulmans et orthodoxes, où il joua le rôle d’intermède. Il était hors jeu par rapport aux musulmans et aux orthodoxes, cibles privilégiées de la chaîne de télévision franco-allemande. En outre, Alain Guionnet ne s’est jamais plaint de « l’absence de diffusion de l’intégralité de ses propos relatifs aux sources du Protocole des sages de Sion », car Barbara Necek ne lui a pas posé la moindre question à ce sujet.

À l’appui de leurs dires, les premiers juges citent Revision n° 3 de mai 1989, qui observe que les deux versions russes du pamphlet sont traduites du français, « ce que personne ne conteste », dit juste après la revue. Quant aux lignes qui précèdent, il était hors de question pour la société DOC EN STOCK de les citer. Les voici : « les Protocoles ne font jamais qu’envisager ce cas de figure, tout en reprenant des idées qui étaient dans l’air du temps à la fin du 19e siècle. Après tout, la démocratie ne serait-elle pas un masque et un moyen transitoire permettant d’instaurer une forme de despotisme oriental ? C’était là, en tout cas, chose que pressentait le marquis de Custine dans ses Lettres de Russie, dès la première moitié du 19e siècle. » Le contenu du pamphlet était dans l’air du temps quand il fut écrit, voilà ce que dit Revision n° 3, d’où il découle que l’identité de son auteur est secondaire. Cette préface est capitale. Ensuite le lecteur est invité à entrer dans le jeu en lisant le feuilleton. Il est alors question « des coteries qui veulent rendre impossible l’histoire ». Le pluriel est essentiel. Or ces coteries nous cassent les oreilles avec leur « grossier faux antisémite », car s’il s’agit d’un faux antijuif, il est tout sauf grossier. Le tribunal conclut : « Compte tenu de l’ensemble de ces éléments, Alain Guionnet ne justifie pas du bien fondé de sa demande en dommages et intérêts, au visa de l’article 1142 du Code civil. »

Récapitulons, il n’y a pas le moindre élément probant dans ce qui précède à l’appui des moyens de la société DOC EN STOCK. Il y a uniquement interprétations frauduleuses de sa part et de celle du tribunal.

Les premiers juges ont apparemment compris le fond de l’affaire : Alain Guionnet s’intéresse à la source et à l’écriture du Protocole des sages de Sion, comme il dit dans l’assignation dans une phrase que le jugement du 3 juin 2010 tronque ! Le tribunal a fait semblant de ne pas saisir ce que dit le demandeur, après être prétendument tombé dans les pièges des parties adverses, de façon si grossière que le demandeur était conduit à faire appel ; après que le tribunal eut en outre débouté la société DOC EN STOCK de sa demande d’application de l’article 700 du Code de procédure civile à cause de son non-respect « de l’un de ses engagements contractuels ». Ce qui est faux, car DOC EN STOCK n’a pas respecté ses deux obligations ou engagements.

Il a été démontré qu’une phrase avait été tronquée, mais ce phénomène n’est pas isolé. Quand Alain Guionnet dit : « Le Protocole se retrouve à tous les moments-clés de l’histoire du 20e siècle », on attend la suite. Dans la transcription du reportage un point semble s’imposer à la fin du propos, mais il s’agit de deux points en réalité, car c’est proposition introductive (ou conclusive). Il y a au moins trois moments-clés : le coup d’État bolchevique de 1917, la prise du pouvoir en Allemagne par le Parti socialiste national ouvrier allemand, la formation de l’État d’Israël ; événements liés, comme cela apparaît incidemment dans l’émission quand Alain Guionnet est content d’appeler Adolf Hitler Père Israël. Ce que les avocats des défenderesses semblèrent comprendre en première instance.

Enfin la justice républicaine exige qu’il puisse y avoir débat sur l’origine du Protocole des sages de Sion, sur les conditions de son écriture et sur les sources de son auteur. Ou encore sur la source du document, c’est-à-dire sur la personnalité de son auteur et sur le milieu auquel il appartenait, bien que les idées qu’il développa fussent dans l’air du temps. Non pas vaine dispute, à partir d’idées préconçues, mais s’appuyant sur les résultats de recherches comparées.

Pierre-André Taguieff, autrefois fervent lecteur de Revision, s’ingénie à réfuter certains arguments d’Alain Guionnet en décembre 2009, sans le citer, quand il parle de la « fausse piste » parisienne. Avant d’indiquer qu’il ne s’agit que d’une « hypothèse » dans le dernier paragraphe de son papier. Alain Guionnet pourrait se réjouir que Pierre André Taguieff dise que l’écriture du Protocole des sages de Sion est d’au moins deux ans postérieure au congrès de Bâle de 1897,  Pierre-André Taguieff s’opposant sur ce point à une partie des thèses d’Henri Rollin. Mais la construction de la première ligne du métropolitain fut envisagée longtemps avant le début des travaux, tandis que Léon Bourgeois fut ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts en 1898, mais aussi de 1890 à 1892, et que c’est en 1893 qu’il préconisa son programme d’éducation par la vue, etc. Pierre-André Taguieff fait certes œuvre de vulgarisation, mais il y a des limites à respecter, y compris dans ce domaine. Il décrit par ailleurs le caractère fantaisiste de la piste du maître espion russe colportée dans le reportage qu’il a supervisé.

Pièce n° 8 : « Qui a fabriqué le plus célèbre des textes antijuifs ? » par Pierre-André Taguieff, article paru dans Marianne du 19 décembre 2009 au 1er janvier 2010.

Heureusement, l’escroquerie dont Alain Guionnet fut victime le poussa à approfondir ses recherches sur le Protocole des sages de Sion, en commençant par comparer tous les passages du document tirés du livre de Maurice Joly avec le texte original, y compris en ajoutant un extrait non retenu par Henri Rollin. Puis à étudier les autres sources du pamphlet, qui sont variées et sur lesquelles il est difficile d’être catégorique, tout en traduisant de la meilleure façon qui soit en français le discours de Max Nordau à Bâle du 29 août 1897, dans Revision n° 111 de mai 2008. À savoir le texte complet, contenant ce passage supprimé dans les éditions juives en français (tant israélienne que de la « dispersion ») : « La microbiologie nous apprend que des petits êtres, inoffensifs quand ils vivent à l’air libre, deviennent effroyablement pathogènes dès qu’on les prive d’oxygène, qu’on fait d’eux, pour parler comme les spécialistes, des êtres anaérobiques. Gouvernements et peuples devraient se garder de transformer les Juifs en êtres anaérobiques ! Ils pourraient avoir à le payer cher, quels que soient leurs efforts pour éradiquer le Juif devenu par leur faute nuisible. »

La cour, comme le public, appréciera la nature de cette menace dans la bouche d’un médecin. Parfaitement authentique, elle résume une grande partie des thèses du Protocole des sages de Sion.

CONCLUSION

Alain Guionnet prie la cour dans son arrêt à intervenir de :

Dire que l’auteur du document connu sous le nom de Protocole(s) des sages de Sion est inconnu et que son texte demeure en grande partie obscur ;

Dire que les recherches d’Alain Guionnet sont sérieuses et ses conclusions libres, pour discutables qu’elles soient. D’où il découlera qu’il n’y a pas lieu de lui interdire l’entrée de la bibliothèque de l’Alliance israélite universelle ;

Observer que c’est la société ARTE FRANCE qui a imposé le passage à l’antenne d’Alain Guionnet en stipulant que les lieux de tournage sont « Russie, France, Israël, Égypte », dans le contrat de coproduction qu’elle a signé avec la société DOC EN STOCK le 14 mars 2007.

Songer aux articles 42 et 43 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881 qui incitent à tenir la société ARTE FRANCE comme principale responsable du non-respect de la convention mutuelle en sa qualité de directrice de publication ou d’éditrice, et la société DOC EN STOCK comme complice en sa qualité d’auteur.

Last edited by TitiLeParisiard (20-10-2010 00:02:54)

#2 20-10-2010 00:01:14

TitiLeParisiard
Guest

Re: Mémoire présenté par Alain Guionnet Directeur de la publication

Liste et liens des ouvrages cités dans le document en Mémoire

Bourgeois, Léon
http://www.freepdf.info/index.php?categ … geois-Leon
          Discours de... Léon Bourgeois prononcé le 7 février 1897, au banquet offert aux sénateurs de la Gauche démocratique élus le 3 janvier 1897
          Conférence internationale de la paix, 1899
          Le traité de paix de Versailles. 1919
          Pour la Société des nations. 1909
          Pour la Société des Nations. 1913
          Les Raisons de vivre de la Société des Nations (1923)

Chevillon, Christophe
          Procés des Protocols – AI nr 62

Custine, Astolphe de (1790-1857)
http://www.histoireebook.com/index.php? … ie-en-1839
         La Russie en 1839 (1843) Tome I
         La Russie en 1839 (1843) Tome II
         La Russie en 1839 (1843) Tome III
         La Russie en 1839 (1843) Tome IV
         La Russie (1855)

Encausse, Gérard (Papus)
http://www.histoireebook.com/index.php? … sse-Gerard
          Anarchie, indolence & synarchie
          Bibliographie méthodique de la science occulte
          Comment est constitué l'Être humain
          La Cabbale, tradition secrète de l'occident
          La science des mages et ses applications théoriques et pratiques
          La science des nombres
          La science secrète
          La Volonté et l’Être impulsif
          Le Jeune soldat
          Le livre de la Chance
          Les arts divinatoires Papus
          Les rayons invisibles et les dernières expériences d'Eusapia devant l'occultisme
          L'état de trouble
          L'occultisme contemporain (original)
          Martinésisme, Willermosisme, Martinisme et Franc-Maçonnerie]
          Qu'est-ce que l'occultisme - étude philosophique et critique
          Sepher Yetzirah
          Tarot Papus
          Traité élémentaire de magie pratique
          Traité élémentaire de science occulte
          Ce que deviennent nos morts
          Du traitement de l'obésité locale par le docteur Gérard Encausse
          L'Absorption cutanée des médicaments d'après le système de Louis Encausse, inventeur

Fabre d'Olivet, Antoine
http://www.histoireebook.com/index.php? … et-Antoine
          Etat social de l'homme - I & II - Original
          Etat social de l'homme - Tome I (reprise numérique)
          La cosmogonie de Moyse
          La langue hébraïque restituée - I & II - Original
          La musique expliquée comme science et comme art
          Notions sur le sens de l'ouïe en général - Guérison de Rodolphe Grivel, sourd muet de naissance
          Toulon soumis (Opera)
          Les vers dorés de Pythagore

Herzl, Theodor (Benjamin Ze'ev)
http://www.balderexlibris.com/index.php … zl-Theodor

Izoulet, Jean
http://www.balderexlibris.com/index.php … oulet-Jean
          La cité moderne, métaphysique de la sociologie[/url]
          La rentrée de Dieu, dans l'école et dans l'état[/url]
          Paris, capitale des religions ou la mission d'Israël[/url]

Joly, Maurice
http://www.freepdf.info/index.php?post/ … ontesquieu
          Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu
          Les affamés

Nordau, Max Simon
http://www.histoireebook.com/index.php? … -Max-Simon
          Dégénérescences - Tome I & II
          Discours Bâle - Congrès sioniste - Revision 111[/url]
          Écrits sionistes

Nordau Max et Pulido Fernandez Angel
          Le peuple judéo-espagnol

Les protocoles des sages de Sion
http://www.histoireebook.com/index.php? … 0de%20Sion
      Richter, Roch
          La genèse des Protocoles des sages de Sion
      Nilus, Sergueï
          Protocoles des sages de Sion
      Lambelin, Roger
          Protocoles des sages de Sion
       Boutmi
          Protocoles des sages de Sion

Rohling, August
          Rohling August - Talmud-jude

Saint-Yves d'Alveydre, Alexandre
          L'Archéomètre, Clef de toutes les religions & de toutes les sciences de l'antiquité
          Mission de l'Inde en Europe - Mission des ouvriers - Mission des Souverains par l'un d'eux - Testament lyrique

Taguieff, Pierre-André
          Protocoles pour le point définitif

Pour apprêter tous cela, voici un petit ouvrage de circonstance :

Brisse, Léon : La cuisine à l'usage des ménages bourgeois et des petits ménages
Suivi d'un essai sur l'art incomparable d'accompagner les restes...

Last edited by TitiLeParisiard (20-10-2010 08:43:04)

#3 23-10-2010 00:38:36

Riton le Besogneux
Guest

Re: Mémoire présenté par Alain Guionnet Directeur de la publication

Saluons ici, la performance de Titi le Parisiard.

En moins de temps pour l'écrire, il nous a mis en ligne un article du belliqueux Aigle Noir. Mais la performance réside surtout dans la mise en place d'une bibliographie qui sans son aide et admirable talent aurait été presque impossible à posséder.

La chance que vous avez de l'avoir ainsi à une portée de clic et gratuitement. Dire que le volatile pour l'écriture de son article a du se déplacer dans les bibliothèques, chercher dans les catalogues, passer du temps à la photocopieuse, user de son énergie pendant des mois, mettre en péril son petit pécule. Des années de travail perdues à découvrir ses ouvrages, si rares pour certains d'entre eux. J'ai presque peine pour lui.

Il nous faut le remercier de son travail au service de son nombril. Il écrit bien, pèse le sens de ses mots, alors que nous pauvres incultes, sans instruction aucune que celle de la rue et du trimard, nous ne pouvons exploiter pleinement la quintessence de son érudition.

Il nous reste à lire tous ces beaux livres, enfin réunis pour la première fois, les lire avec curiosité, nous lasser un peu, persister. Volonté, savoir, muses, donnez nous votre appui ! ...

Espérons que cela ne nous transformera pas en un oiseau rare et en voie de disparition.

RARE

burlaks_walking.jpg

L'équipe de The Savoisien, (des Burlacks) dans quelques temps,
Purgeant une peine de travaux d'intérêt utile et lucratif, sous le knout.

Ressentez-vous la souffrance de ses hommes ? Si oui, vous pouvez lire ces livres.
Si non, attendez, vous le saurez bientôt.

Board footer


Minds - VK - GAB - RSS

Balder Ex-libris - Histoire Ebook - Free PDF - Aryana Libris - PDF Archive

Aldebaran Video - Viva Europa - Le Gentil - Un grain de Sable

WAWA CONSPI
WAWA CONSPI
The Savoisien
The Savoisien - Lenculus
Exegi monumentum aere perennius