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WAWA CONSPI - The Savoisien

Exegi monumentum aere perennius

Announcement

#1 17-10-2010 19:35:16

AlasDeFuego
Guest

Le français et le youtron

Minc dévoile son phantasme (1)
http://eco.rue89.com/2010/10/17/le-cont … son-171671

"Si quelqu'un a une crise de paludisme, il suffit qu'il prenne une pioche
et aille creuser la terre au soleil pour être guéri grâce à sa conscience politique élevée
"
Pol Pot

minc-alain-02.jpg

La prise tête qui me fait ce misérable akum

La petite chose rabougrie, le roi de la faillite, l'homoncule (2) obséquieux n'a rien compris et cela conseille à qui mieux mieux ... Y'en a au gouvernement qui ne connaissent pas la règle de trois, d'autres la table de multiplication par 7 et enfin les révisionistes de l'histoire.



Comme tout ceux de sa race, (oui eux se sont une race, pas nous, nous sommes des ethnies de goyim, d'akum). On n'est pas surpris, ce sont des abominations. Ils aiment infliger la torture et la souffrance aux animaux. C'est dans leur gène. C'est clair...
Son fantasme est dévoilé... Pioche, pendre, machin... T'en as assez dit Alain Minc ?
L'homme aux testicules comme des raisins de Corinthe et en se pissant dessus :
"si vous croyez que vous m'impressionnez, je ne suis pas Pujadas !"

Xavier Mathieu, qu'il fasse exemple, école, modèle !!!
Et Ardisson, tremble pas, quelle chochotte cette grande chose ...
____________
(1) - L'orthographe de Phantasme plutôt que de Fantasme est proposée par Susan Sutherland Isaacs pour distinguer le phantasme inconscient du fantasme conscient.
(2) - Un homuncule (variantes : homunculus, homuncule, du latin homonculus, « petit homme ») est une version miniature, souvent caricaturale d'un être humain que certains alchimistes cherchaient, prétendument, à créer.
Le concept est repris au XVIIIe siècle par des biologistes adeptes de la théorie de la préformation. En 1694 dans Essai de dioptrique, Nicolas Hartsoeker imagine comment un fœtus entier pouvait se loger dans le spermatozoïde. Il affirme qu'un « homoncule » est logé dans la tête du spermatozoïde, réplique microscopique de l'être en gestation.

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Trotsky_pic_a_glace_minc_le_faussaire_de_l__histoire.jpg

Le pic à glace qui a tué Lev Davidovich Bronstein (Léon Trotsky), il y a un peu plus de 66 ans.

L’histoire aussi est datée mais elle est revenue dans l’actualité récente il y a un an car l’objet en question a refait surface d’une manière quasi prosaïque, la preuve matérielle de l’assassinat du célèbre révolutionnaire exilé est restée manquante tout ce temps. La fille de l’ex-commissaire de police impliqué dans l’enquête du meurtre et qui l’avait volé affirme détenir la pièce à conviction encore tachée du sang du fameux personnage. Et elle serait prête à le rendre contre récompense bien entendu. Exilé par Staline, Trotsky, réfugié dans la banlieue de Mexico City, a été finalement rattrapé par son destin en août 1940 quand un agent de la police secrète soviétique Ramon Mercader l’a agressé dans son bureau avec ce célèbre pic à glace dissimulé dans la poche de son imperméable en lui donnant par derrière, le coup de grâce. Le criminel et son objet tranchant furent emmenés au poste de police mais l’arme a disparu peu de temps après.

Trotsky.jpg

Lev Davidovich Bronstein (Léon Trotsky) son dernier mal de tête ...

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Alain-Minc_articlephoto.jpg

Certain préfère le marteau, MOI, cela serait plutôt la pioche ...

Minc le faussaire

Comme tous les mois de janvier, Alain Minc, président du conseil de surveillance du Monde , conseiller des grands patrons (Pinault, Arnault, Bolloré...), essayiste au service de la « raison », sort un livre. Minc est prolixe, comme il le reconnaît lui-même : un essai par an, « c’est [son] rythme biologique ! » (« La Matinale de Canal + », 11.01.07). Adulé par une presse qui se précipite à ses pieds (comme chaque année), présent dans tous les studios et sur tous les plateaux, il assure, la promotion de son dernier chef d’œuvre : une biographie sur John Maynard Keynes qui, d’après lui, flirtait avec l’antisémitisme.

Ce qui intéresse Alain Minc, et passionne donc les médias, ce n’est pas la dimension exceptionnelle de l’œuvre de l’économiste Keynes, mais plutôt l’ambiguïté et le malaise que suscite l’homme Keynes... Mais peu nous importe en l’occurrence, le « fond » de l’ouvrage. N’en aurait-il aucun, son auteur aurait bénéficié du même accueil qui seul nous intéresse ici.

La critique unanime
C’est Luc Ferry qui ouvre le bal dans une émission de bavardage sur LCI (06.01.2007) - dans laquelle il s’oppose (le mot est fort) à Jacques Julliard - : « C’est du très bon Minc (...). On est dans cette logique d’analyse de la distinction, sauf que Minc nous fait grâce du fatras jargonneux à la Bourdieu et qu’on a l’intelligence en plus. (...) C’est du très bon Minc encore une fois, c’est un très bon livre. Et puis, ça se lit, comme toujours les livres d’Alain Minc, avec beaucoup de facilité et de plaisir. C’est toujours très pédagogique ce qu’il fait. » [1]

Moins « jargonneux », le quotidien Les Echos (08.01.2007) souligne qu’Alain Minc « est l’éminence grise de nombreux patrons » et qu’il vient de rédiger « une biographie éclairante » sur John Maynard Keynes. Pas en reste, Alain Duhamel dans Le Point (11.01.2007) réalise un parallèle flatteur entre le biographe et son sujet : « Un Keynes romanesque, supérieur, éblouissant, arlequiné, dont Alain Minc pourrait être l’épigone français. Un Keynes qui inspire un très bon cru à Alain Minc, à qui l’admiration semi-narcissique d’un autre va bien. » Taquin, le Duhamel ? L’éloge occupe 2960 signes...

Quelques jours plus tard, c’est Le Figaro (17.01.2007) qui rend un (vibrant) hommage de 3180 signes au livre de Minc : « Alain Minc est subjugué par cette accumulation de talents et de réseaux, qu’il décrit avec une gourmandise de midinette. (...) Sa méthode consiste à « pratiquer le dedans-dehors », ce qui lui procure une originalité de point de vue sans pareille. » Mieux encore : « Ni véritable biographie ni exposé d’une doctrine économique qui façonnera l’après-guerre de 1945, le livre de Minc vaut par cet entrelacement des registres. Il nous aide à comprendre comment s’élabore une pensée, et plus encore des remèdes. » Merci de nous aider à comprendre comment doit se lire un Minc....

Le lendemain, c’est au tour de son ami Jacques Attali de s’y coller dans L’Express (18.01.2007) : « Avec force détails, Alain Minc révèle bien des aspects méconnus de l’homme qui révolutionna la pensée économique. (...) Dans sa passionnante biographie, Alain Minc nous fait partager, minutieusement, presque jour après jour, les méandres de la vie de ce géant du XXe siècle [2] » Un passionnant témoignage d’amitié de 2160 signes.

Le Monde, dont il est le président du conseil de surveillance, signale la sortie de l’essai dans un sympathique articulet de 1030 signes (19.01.2007) et nous apprend que « le livre insiste aussi sur le système de pensée, étonnamment souple et ouvert, de J. M. Keynes. » Fin janvier, Le Figaro Magazine (27.01.2007) en remet une couche... Fermons le ban.

Des micros aux ordres

Fermons le ban et ne jugeons pas ici de la qualité objective (?) de l’essai de Minc. Mais soulignons simplement le poids attribué à un ouvrage - qui sera oublié dans un an - et l’unanimisme de la presse. Une presse qui convie avec enthousiasme l’essayiste multicarte et de surcroît plagiaire condamné [3]. C’est Le Nouvel Observateur qui le confronte à Daniel Cohen dans un débat faussement vrai (01.02.2007) sur Keynes (en deux mots : ils sont d’accord sur tout). C’est le quotidien d’économie Les Echos (08.01.2007) qui lui offre, sur une pleine page, l’occasion d’arborer son mépris du peuple, et de se poser en résistant : « Les tenants de la "pensée unique", dont je serai éternellement, sont sur la défensive car le créneau politique dominant consiste à aller conquérir les voix marginales sur une tonalité populiste. » « En matière économique, on crie haro sur la banque centrale européenne, ce qui est pour moi le marqueur absolu du populisme et le comble de l’absurdité. » « Prétendre que le peuple a voté contre les élites à 55/45 est une formidable escroquerie intellectuelle, lancée par ceux qui désormais ont l’ascendant intellectuel, c’est-à-dire en réalité les populistes. » « Prétendre qu’il n’y a pas de légitimité intellectuelle, que tous les citoyens sont des experts que tout le monde est égal face aux enjeux majeurs, quelle absurdité ! » « Oui, la pensée unique a changé de camp. Elle est devenue populiste, économiquement laxiste, anti-européenne. Nous, nous sommes désormais des francs-tireurs. Des marginaux. » Des héros en somme. Alain Minc, marginal ? En tout cas, pas dans les médias.

Alain Minc, marginal ? Quand on lui demande, toujours dans Les Echos quels sont les « entrepreneurs les plus toniques du monde occidental depuis 15 ans », il cite sans hésitation les « marginaux » dont il est le conseiller financier - « Bolloré, Pinault, Arnault, Naouri... » - et dont il s’emploie à défendre les revenus : « - Et qu’[ils] gagnent 300 fois le SMIC, cela ne vous gêne pas ? - Il paraît que cela crée le désordre. Je ne le crois pas. (...) Il faut avoir l’honnêteté de reconnaître qu’après impôts, ce n’est plus 300 fois, c’est 150 fois le SMIC. » Puis, après une petite leçon d’économie à l’adresse des chômeurs (« D’abord il consisterait à dire que le plein emploi existe pour ceux qui peuvent et qui veulent travailler »), il confie, en guise d’éloge de la marginalité, qu’il aurait « voté pour Dominique Strauss-Kahn avec enthousiasme », mais qu’il va voter pour Nicolas Sarkozy car « il est d’une trempe politique peu banale et me paraît le plus à même de remplir "la fiche de poste". »

Pontifier, Alain Minc aime ça. Il reproduit l’exercice sur France Inter (« La Bande à Bonnaud », 04.01.2007) puis sur France Culture (« Les Matins de France Culture », 22.01.2007). Le marathon d’Alain Minc est moins l’occasion, pour celui-ci, de parler de l’œuvre de Keynes que donner son point de vue sur tous les sujets. Sur France Culture, il est question des médias, et quand le Président du Conseil de Surveillance du Monde s’exprime, on écoute d’une oreille attentive : « je suis pour une vision totalement à l’anglaise du fonctionnement d’un journal. C’est-à-dire : les actionnaires nomment un patron. Le patron est responsable éditorialement, en totale liberté, de ce journal. » Et donc le patron doit satisfaire les actionnaires, non ? « Les actionnaires ont une influence très forte sur la vie économique de l’entreprise. Mais c’est ça le boulot des actionnaires ! En tout cas, ils ne peuvent pas, dans un journal, avoir une influence sur la vie rédactionnelle. » Est-ce la naïveté ou la mauvaise foi qui font dire à Alain Minc qu’il n’y a pas d’interférences entre la gestion économique du média et le rédactionnel ? Une enquête impertinente de la rédaction de TF1 sur Bouygues ou de celle du Figaro sur Dassault serait-elle possible ? A n’en pas douter non. Cet entretien, enfin, lui a permis de faire le point sur le bipartisme : « La démocratie, c’est deux grands partis et un petit espace au milieu. Mais cette espèce d’égalitarisme des candidatures, ça fabrique aussi le 21 avril. (...) Nous manquons de bipolarité. » Avouons-le : nous rêvons aussi d’un pluralisme médiatique où Alain Minc dialoguerait avec Minc Alain, « avec un petit espace au milieu ».

Une télé en continue
Mais c’est à la télévision qu’Alain Minc doit la phase de sa campagne promotionnelle la plus visible. Que celui qui n’a pas croisé le plagiaire de service sur son petit écran depuis un mois écrive à Acrimed, il recevra un exemplaire gratuit du prochain magazine ! Alain Minc ne s’est pas arrêté. Echantillon.

Dans la Matinale de Canal + (11.01.07), il explique que « les Français sont plutôt des « con-con », c’est-à-dire des conservateurs en société et des conservateurs en économie », il se positionne pour l’avenir : « Sarkozy, c’est un vieil ami », et donne un conseil aux jeunes plagiaires en herbe : « un réflexe de vieux pro : il ne faut jamais écrire un bouquin de politique en campagne présidentielle. » En bon vieux pro, il excelle en cabotinage au côté des omniprésents Alain Duhamel et Jean-François Kahn chez FOG (France 5, 14.01.2007), et récidive : « Les démocraties fonctionnent quand il y a une bonne bipolarisation. Je préfère que la gauche social-démocrate soit la plus forte possible et la droite républicaine la plus forte possible. » Sur France 5, on le retrouve dans « Café Picouly » le 2.02.2007, le lendemain sur Canal +, il va saluer le plagiaire impertinent Thierry Ardisson [4] (« Salut les terriens », 3.03.2007).

Mais c’est au début du mois de janvier qu’a eu lieu l’échange le plus original de cette tournée médiatique. Alain Minc était alors l’invité de Laurent Ruquier sur France 2 (« On n’est pas couché », 06.01.2007). Michel Polac, chroniqueur dans l’émission, l’interpelle :

- Michel Polac : Je déteste les premiers de la classe, je les ai toujours détestés, dès l’école. Je pense que ce sont des lèche-bottes qui se contentent de faire les perroquets. Et plus ils répètent bien ce que le professeur leur a dit ou ce qu’il y a dans les livres et plus ils ont de bonnes notes. Mais être le perroquet, à mon avis, ça donne pas grand-chose. Alors à mon avis, c’est expliqué... enfin ça se retrouve dans la carrière d’Alain Minc puisque, grâce à tous ses diplômes, il a été engagé à Saint-Gobain, je crois, et il a fait une carrière fulgurante qui a fait perdre des milliards à Saint-Gobain et il a été viré. Après ça, il est allé chez Monsieur de Benedetti... Olivetti, le grand patron italien et il lui a fait perdre des milliards et il a été viré. Et puis il est rentré au Monde et à partir de l’instant où il était au Monde, Le Monde a perdu une fortune au point que maintenant, aujourd’hui, Le Monde n’est plus un journal vaguement neutre, c’est un journal sarkozyste. [...] Donc je pense que ça justifie ma critique du premier de la classe. [...]

- Alain Minc : Est ce que je peux vous répondre par une phrase en anglais [...] : il y a une phrase en anglais qui s’appelle le self fullfiling prophecy, c’est-à-dire une prophétie qui s’auto-réalise et de ce point de vue, votre discours est parfait et à mon avis vous sortirez rassuré de vous-même après une prestation pareille.

Quelques minutes plus tard, Michel Polac repart à la charge et aborde un sujet que les médias n’ont jamais évoqué : le plagiat de Minc.

- Michel Polac : Eh bien écoutez, là je vais être beaucoup plus méchant [...]. Vous savez que je suis un homme du livre et il se trouve qu’il y a eu un petit livre sur Spinoza que j’ai beaucoup aimé, dont j’ai parlé quand il est sorti chez Climats, qui s’appelait Spinoza, le masque de la sagesse, et c’était de Patrick Rödel. Or Alain Minc a été condamné pour plagiat pour avoir largement emprunté 34 extraits au livre de Patrick Rödel.

- Alain Minc (un peu exaspéré) : Alors comme je vous connais, je savais que vous m’en parleriez car au fond, depuis que je vous regarde à la télé, vos trucs sont assez connus, comme un bon acteur. Et ce que je vais vous dire de manière très simple, c’est que j’aimerais bien, Michel Polac, que vous disiez de votre vie ce que je dis de cette chose (sic), j’ai fait en effet une connerie en ne citant ce livre qu’une fois alors que j’aurais dû le citer de nombreuses fois. Mais on peut me soupçonner suffisamment d’intelligence pour ne pas faire deux fois la même connerie. Parfois quand je vous écoute, je ne suis pas sûr que vous fassiez de même.

Alain Minc se sort ici d’une situation inextricable. Condamné pour plagiat (qu’il cherche à minimiser d’ailleurs), l’homme qui avait dit « ne pas supporter les approximations intellectuelles » (in La Mondialisation heureuse) admet qu’il a fait une « connerie », et se pose en victime. La proie de Polac ne s’est d’ailleurs jamais vue inquiétée par les journalistes sur ce sujet. Au contraire, on ne cesse de le présenter comme un génie iconoclaste... Reprenons.

- Michel Polac : Vous avez l’art d’escamoter les problèmes ...
- Alain Minc : Non, vous n’avez pas l’habitude qu’on vous réponde.
- Michel Polac : Si, j’aime bien qu’on me réponde. Le seul problème, c’est que vous écrivez avec des nègres et qu’un de vos nègres a fait une énorme bourde, il a cité une recette de confiture de rose qu’aurait écrite Spinoza...
- Alain Minc (l’interrompant) : Mais c’est tout à fait le livre euh sur... je vous ai dit que le livre de Rödel était un livre tout à fait remarquable que j’ai fait une connerie en ne le citant pas et qu’à un moment donné j’ai été abusé. Si vous voulez...
- Michel Polac (qui a relevé le semi-aveu) : Abusé par qui ?
- Alain Minc (dans le rôle du martyr) : Abusé par moi. Si vous voulez une autocritique qui soit encore plus soviétique que celle-là, je vous la fais volontiers. Et si vous voulez me faire le vieux truc qui, parce que je vous ai répondu, consiste à répéter trois fois la même chose, allez-y.

Signaler dans une émission populaire que la personne encensée par l’ensemble de la presse a commis un plagiat relèverait du procès stalinien. Que dire alors du doute qui saisit le téléspectateur attentif, quand il entend : « Pendant la deuxième guerre mondiale, il [Keynes] a fait une chose extraordinaire, que j’ai apprise en fait en lisant ce bouquin. » ? En lisant son propre bouquin ou en le rédigeant ?

Mais qu’importe : Alain Minc est adulé par les médias, parce que « bon client », « politiquement incorrect », « iconoclaste »... Et surtout Alain Minc est un homme d’influence, ami des grands patrons, de Nicolas Sarkozy, Président du Conseil de Surveillance du « quotidien de référence ». Ne pas froisser Alain Minc.

En 2005, une vraie biographie sur Keynes, écrite par Gilles Dostaler, spécialiste de l’économiste anglais, était parue [5]. A l’époque, rien dans les médias... ou si peu.

Mathias Reymond
http://www.acrimed.org/article2551.html
(Avec les clavistes d’Acrimed et du Plan B, pour les transcriptions des émissions radiophoniques et télévisuelles).
__________
Notes
[1] Extrait cité dans Le Plan B n°6 (février-mars 2007).
[2] Comme Jacques Attali lui-même nous fit l’an passé « partager, minutieusement, presque jour après jour, les méandres de la vie de ce géant du XIXe siècle »  : Karl Marx. Sans éclairer en rien son œuvre.
[3] En novembre 2001, Alain Minc a en effet été condamné pour plagiat. Voir ici même pour le compte rendu du procès.
[4] Sur le plagiat d’Ardisson, voir ici même.
[5] Keynes et ses combats, éd. Albin Michel, 2005.

Last edited by AlasDeFuego (18-10-2010 02:46:25)

#2 18-10-2010 03:00:31

TitiLeParisiard
Guest

Re: Le français et le youtron

Pour éviter que cela se perdre dans le cimetière des octets censurés.
Le PPA frappé au cœur
http://www.homme-moderne.org/plpl/n8/p6-7.html

public.jpg

Pour le QVM (Quotidien vespéral des marchés, ex-Le Monde), la condamnation d’Alain Minc pour plagiat est un camouflet : Minc préside le « conseil de surveillance » de ce journal. Or, selon Raminagrobis (Colombani, directeur du QVM) un président de conseil de surveillance d’un journal a pour rôle de « veiller au respect de l’indépendance » [voir encadré p. 2]. Au moment où ce journal entre en Bourse, l’indépendance du Monde est donc soumise aux caprices d’un personnage condamné pour « plagiat », « reproduction servile » et « contrefaçon ».

Les analyses du conseil scientifique de PLPL sont formelles : avec ce jugement, c’est l’ensemble du PPA (Parti de la presse et de l’argent) qui se trouve frappé au cœur. Le Plagiaire Servile Alain Minc est en effet au centre du dispositif qui soude des hauts fonctionnaires, les patrons qui plastronnent, les médias qui mentent et un quarteron d’intellectuels à gages.
Lui-même ancien haut fonctionnaire, ex-industriel, conseiller de grands patrons, responsable de presse et auteur de deux douzaines d’essais à prétention intellectuelle, Minc joue le rôle de passeur entre ces divers milieux. « Son secret, c’est de passer pour un homme de presse auprès des banquiers, pour un financier auprès des journalistes, pour un écrivain auprès des industriels. » (Stéphane Marchand, Le Commerce des illusions, J-C. Lattès, p. 153) Il monnaye aux uns l’aide ou le contact des autres. Pour mesurer la surface sociale du plagiaire, il suffit de rappeler la manière dont, en 1999, il a fêté son cinquantième anniversaire : « Le mercredi 14 avril, il avait réservé le célèbre restaurant du Palais Royal, “Le grand Véfour”. Et c’est dans un impressionnant ballet de Safrane, de Mercedes et de BMW que ses invités sont arrivés. C’était l’événement mondain de l’année. Minc avait tenu à s’entourer de tous ceux qui comptent à Paris et qui sont évidemment ses amis : les journalistes Jean-Marie Colombani, et Franz-Olivier Giesbert, les banquiers Jean Peyrelevade (PDG du Crédit Lyonnais), David de Rotschild et François Henrot (Paribas), les industriels François Pinault, Vincent Bolloré et Pierre Blayau, Jean Drucker et Pierre Bergé, le baron Ernest-Antoine Seillière. La gauche étant au pouvoir, deux ministres avaient tenu à souffler en si brillante compagnie les bougies de cet anniversaire : Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn, accompagné de son épouse Anne  Sinclair. » (Le Canard enchaîné, 21.04.99

DÉBATS

A l’audience du 16 Octobre 2001 tenue publiquement

Patrick RÖDEL est l’auteur d’un ouvrage intitulé « Spinoza, le masque de la sagesse », ayant pour sous-titre « Biographie imaginaire », qui a été publié en mars 1997 par les Editions CLIMATS.
Alain MINC est l’auteur d’un ouvrage intitulé « Spinoza, un roman juif » qui a été publié en octobre 1999 par les Editions GALLIMARD.
Faisant valoir que l’ouvrage « Spinoza, un roman juif » procède pour une large part du pillage méthodique de l’ouvrage « Spinoza, le masque de la sagesse » et insistant sur le mépris avec lequel les protestations de Patrick RÖDEL auraient été traitées 2, celui-ci et les Editions CLIMATS ont assigné, par acte du 2 mai 2000, Alain MINC et la société Editions GALLIMARD en contrefaçon. […]
Vu les écritures par lesquelles la société Editions GALLIMARD conclut […] que sa responsabilité n’est pas engagée. A titre subsidiaire, elle demande à être garantie par Alain MINC de toute condamnation. Elle sollicite la condamnation […] d’Alain MINC à lui payer 20 000 F 3 […].

MOTIFS

Attendu que les demandeurs […] reprochent à Alain MINC :

- d’avoir démarqué étroitement la structure de l’ouvrage « Spinoza, le masque de la sagesse » en effectuant des emprunts, allant de deux mots à vingt sept lignes, dans l’ordre chronologique respectif des chapitres des ouvrages,
- d’avoir effectué trente six emprunts à l’œuvre première en ayant recours à plusieurs types de procédés allant de la reproduction servile d’expressions au plagiat de l’économie générale des passages en passant par la reprise des mêmes citations ou des mêmes anachronismes ; […]
Attendu que, s’agissant des 36 emprunts reprochés, Alain MINC admet dès l’abord, dans ses conclusions, la réalité de sept d’entre eux (référencés n° 13, 20, 23, 24, 25, 26, 27, 28 dans l’assignation) qu’il qualifie d’erreurs de sa part 4 ;
Que cependant ces emprunts vont, par leur nature et leur importance, au-delà de la simple réminiscence alléguée, la mauvaise utilisation des notes prises par Alain MINC ou son équipe 5 sur l’ouvrage « Spinoza, le masque de la sagesse » n’étant nullement une cause exonératoire de responsabilité ; […]
Qu’ainsi, nul avant Patrick RÖDEL ne raconte avec les détails et termes qui lui sont propres, précisément repris par Alain MINC :
- les circonstances du suicide de Uriel da Costa qui se serait, selon le seul Patrick RÖDEL, pendu avec une « corde de chanvre qui servait à descendre le seau au fond du puits » après l’avoir « accrochée à un piton de fer » et avoir « approché un tabouret » (n° 13 - Patrick RÖDEL p 28, Alain MINC p 67) 6 ; […]
- la lettre de Bouwmeester donnant à Spinoza la recette de la confiture de roses rouges, cette lettre étant fictive et servilement reproduite 7 dans l’ouvrage de Alain MINC (n° 29 - Patrick RÖDEL p 84 et 85, Alain MINC p 124 et 125) ; […]
Attendu que d’autres emprunts établissent encore que le court ouvrage de 140 pages de Patrick RÖDEL a bien été contrefait par l’ouvrage de Alain MINC 8 ; […]
- la scène de la flagellation de Uriel da Costa retracée de la même façon avec la reprise des mêmes termes non nécessaires notamment le « caftan » des notables de l’assistance, vêtement anachronique pour cette communauté juive de l’Amsterdam du XVIIe siècle 9 […]
Attendu que les griefs articulés par Patrick RÖDEL étant, comme il a été vu, partiellement fondés du fait de la reprise d’éléments protégés, la contrefaçon est constituée ;
Attendu que la responsabilité de cette contrefaçon pèse au premier chef sur Alain MINC, qui en tant qu’auteur de l’ouvrage contrefaisant n’ignorant rien de l’œuvre première et des emprunts indûment faits ne peut se prévaloir de sa bonne foi 10 […] ;
Que cette responsabilité pèse également sur la société Editions GALLIMARD, qui en tant que professionnel averti de l’édition ne pouvait manquer, sinon de vérifier, du moins de s’inquiéter auprès de son auteur de l’importance des emprunts faits, sans guillemets, à la « charmante biographie imaginaire de Spinoza (de) Patrick Rödel », expressément citée en ces termes par Alain MINC en page 120 de son ouvrage 11, et ce, alors même qu’Alain MINC ne se pose nullement en philosophe spécialiste de Spinoza 12 et que l’essentiel de ce qui est su sur Spinoza l’est par son oeuvre philosophique ;
Que du fait de cette négligence, la société Editions GALLIMARD voit sa responsabilité quasi-délictuelle engagée envers Patrick RÖDEL.
Attendu que Patrick RÖDEL subit en sa qualité d’auteur, du fait de la contrefaçon de son oeuvre, un préjudice moral certain qui sera réparé par l’allocation d’une somme de 100 000 F à titre de dommages et intérêts, le paiement de cette somme étant mis à la charge des défendeurs, tenus in solidum ;
Attendu que la société Editions GALLIMARD est fondée à invoquer à l’encontre de Alain MINC la garantie contractuelle dont elle bénéficie en vertu du contrat d’édition les liant en date du 10 mars 1998 ;
Que Alain MINC sera condamné à la garantir de toute condamnation.

PAR CES MOTIFS

Le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement et en premier ressort, Dit que l’ouvrage « Spinoza, un roman juif » dont Alain MINC est l’auteur et la société Editions GALLIMARD l’éditeur est la contrefaçon partielle de l’ouvrage « Spinoza, le masque de la sagesse » de Patrick RÖDEL, édité par les Editions CLIMATS,
Condamne in solidum Alain MINC et la société Editions GALLIMARD à payer à Patrick RÖDEL la somme de 100.000 F (15.244,90 euros) à titre de dommages et intérêts en réparation de son préjudice moral ;
Ordonne l’exécution provisoire de ce chef ;
Condamne Alain MINC à garantir la société Editions GALLIMARD des condamnations prononcées à son encontre 13 ;

[…] Fait à Paris le 28 novembre 2001

Le Greffier                                            Le Président
__________________
1. Belle démonstration de la solidarité entre droite et « gauche » quand il s’agit de défendre le Parti de la Presse et de l’Argent (PPA) : Kiejman est un ancien sous-ministre socialiste aussi familier de la cour du roi Mitterrand que Jacques Attali et Laure Adler. Attali est lui aussi un plagiaire certifié (deux ouvrages au moins), mais il n’a pas encore été formellement condamné. Christine Ockrent, propagandiste de Minc, de l’euro et de la police, a également plagié son dernier livre consacré à la vie amoureuse d’Hillary Clinton.

2. Dans un article consacré à Alain Minc, qu’il qualifiait de « mouche dorée », Philippe Lançon écrivait : « Ses réserves de mépris semblent inépuisables. » (Libération, 27.09.00)

3. Le jugement dont PLPL publie des extraits va établir que les éditions Gallimard, déjà déconsidérées moralement par la publication des petits essais médiocres de Minc, l’ont été professionnellement en éditant un texte plagié, c’est-à-dire volé à son auteur original. Gallimard a réagi en se retournant contre Minc qui leur avait présenté comme original un texte plagié, puis en le chassant comme un malpropre. Grasset (maison d’édition gangrenée par BHL, ami de Minc) a édité plusieurs ouvrages du plagiaire à la gloire du capitalisme. Parlant de BHL, Minc a d’ailleurs expliqué : « Il a été mon éditeur, il l’est encore. On a presque toujours été d’accord. Un intellectuel qui ne se trompe guère en trente ans, c’est rare. […] Il tombe toujours juste parce qu’il a une espèce de boussole morale qui fait qu’il tombe au bon endroit. » (« Vivement dimanche », France 2, 11.11.01) Moins de trois mois après la condamnation de Minc pour plagiat, la maison d’édition Le Seuil, proche de Nicole Notat, parachevait son avilissement en publiant un nouvel ouvrage du Plagiaire Servile Alain Minc, Journal de l’année 2001.

4. Dans son livre La Mondialisation heureuse (1998), Minc déclarait : « Je ne supporte plus les approximations intellectuelles… » PLPL avait soigneusement noté le propos, déjà accablant pour celui qui, en 1986, prophétisait la « finlandisation » de la France par l’Union soviétique…

5. Ici, le tribunal indique que non seulement Minc se rend coupable de « reproduction servile », mais aussi qu’il a recours à une « équipe » de collaborateurs, c’est-à-dire à des « nègres ». Il est vrai que Minc écrit ses livres « en quelques samedis » (Stéphane Marchand, op. cit., p. 45). Commentant le harcèlement téléphonique auquel l’avait soumis le directeur du Monde pour qu’il assure la promotion du livre plagié de Minc, Jean Daniel, directeur du Nouvel Observateur, a confirmé la présence de « nègres » aux côtés du plagiaire servile : « Jean-Marie Colombani me demande encore de parler du Spinoza de Minc. […] Point d’appareil critique, ni notes, ni rien de ce genre. […] On m’a dit que de vrais jeunes philosophes avaient veillé à ce qu’aucune erreur fondamentale ne fût commise. » (Jean Daniel, Soleil d’hiver, Grasset, 2000, p. 215-216.)

6. C’est surtout aux chômeurs et aux Belges que Minc recommande le suicide. À propos des chômeurs de plus de cinquante ans, Minc a expliqué : « On peut les oublier. C’est une génération perdue » *. En 1988, après un raid financier sur la banque Générale de Belgique, le Plagiaire Servile plastronne. Les pieds sur la table d’une salle de conférence d’un hôtel de luxe Minc hurle aux journalistes belges : « Nous sommes là pour des siècles et des siècles ! »* Quelques jours plus tard, le Plagiaire Servile est chassé de Belgique…
* Cité par Stéphane Marchand, Le Commerce des illusions, J-C Lattès, 1999, p. 226 et 167.

7. Cet attendu du jugement est historique. Il marque un triomphe pour la Sardonie et pour PLPL : Minc, président du conseil de surveillance du Monde [QVM] et président de la société des lecteurs de ce même quotidien pro-américain et pro-Jospin y est officiellement présenté comme « servile ». C’est donc un plagiaire servile qui, en ce moment, met sur pied l’entrée en Bourse du QVM. Minc se vante d’avoir lu Le Monde dès l’âge de onze ans.

8. Quand cet ouvrage de Minc est paru, Jean-Marie Colombani, directeur du Monde, a appelé à deux reprises Jean Daniel, directeur du Nouvel Observateur, pour lui adjoindre d’en faire personnellement la critique dans Le Monde. Jean Daniel en a fait le récit [lire PLPL, n° 2-3]. Dans l’article de Philippe Lançon précédemment cité, on lit ce propos d’un éditeur sur Minc : « Pour avoir les articles importants sur ses livres, il dressait froidement son plan. Je le regardais, on aurait dit mon fils devant l’ordinateur. Tout se manipule, il suffit de savoir cliquer. » « Cliquer » est d’autant plus facile que « Minc a énormément d’“amis”. Franz-Olivier Giesbert (qui l’a poussé à écrire sur Spinoza), Jorge Semprun, Pierre Bergé (qui lui prêta des bureaux chez Saint Laurent), Philippe Labro, etc. » (Libération, 27.09.00) Quand le livre servilement plagié par Minc est sorti, un autre « ami » s’est signalé : BHL. Le 10 novembre 1999, dans Le Figaro (alors dirigé par Giesbert), BHL a écrit : « Pour ma part, je conseille la lecture de ce Spinoza à tous ceux qui, à l’intérieur de la culture juive et au-delà, croient à la fécondité de l’esprit d’hérésie. »

9. Plagiaire servile, Minc s’est piégé à deux reprises : il réutilise un terme « anachronique » ; il reprend à son compte une fausse histoire de confiture de roses rouges inventée par Patrick Rödel pour piéger les plagiaires. PLPL envisage à son tour d’utiliser cette technique pour piéger les journalistes qui pilleraient ses articles sans citer leur source par peur d’être licenciés.

10. Dans une de ses très nombreuses tribunes parues dans Le Monde, cet homme que le tribunal vient de reconnaître coupable de mauvaise foi donnait des leçons d’éthique aux adversaires de la guerre de Bush en Afghanistan : « La morale n’est pas un ensemble vide, comme disaient les mathématiciens, et le régime démocratique lui permet de s’exprimer. » (QVM, 07.11.01) En condamnant Minc, la justice vient, pour une fois, de permettre à « la morale de s’exprimer ».

11. C’est la technique habituelle des plagiaires : ils font une référence complètement anodine à un livre puis ils en volent allègrement l’essentiel du contenu. Les auteurs et éditeurs étrangers, qui savent que le plagiat est une maladie française, ont accueilli avec enthousiasme le jugement du 28 novembre, infamant pour Minc.

12. Alain Minc est effectivement davantage connu comme conseiller des patrons Pinault, Blayau et Bolloré. Ses conseils sont à la fois très chers (1 million de francs par an par client) et très peu sûrs : congédié du holding Cerus en avril 1991, Minc a laissé un trou de 2,2 milliards de francs dans la trésorerie. Le magnat italien Carlo de Benedetti, PDG de l’entreprise ruinée par les conseils de Minc, a observé : « Je me suis certainement trompé sur Minc parce que je lui ai confié quelque chose dont il n’était pas capable, c’est-à-dire la gestion. […] Faire de lui un chef d’entreprise ou un président-directeur général, c’est comme confier à un sociologue la gestion d’une charcuterie. » (Carlo de Benedetti l’Européen, Balland, Paris, 2000, p. 144) C’est en partie injuste : Minc a réussi en tant que chef d’entreprise dans le commerce du pruneau qu’il fait cultiver dans sa propriété du Gers. Minc est un des principaux exportateur français de pruneaux (Stéphane Marchand, op. cit.).

13. L’éditeur du livre étant condamné en même temps que le plagiaire servile, Gallimard a obtenu le feu vert du tribunal pour réclamer à Minc l’amende de 100 000 francs qu’éditeur et « auteur » ont été condamnés à payer solidairement.

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