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Announcement

#1 30-06-2014 21:52:55

Le Blaireau des Carpettes
Guest

Elfor Georges Robert - La garde du Diable ; des SS en Indochine

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Elfor Georges Robert
La garde du Diable ; des SS en Indochine

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Un peloton de Nord-Africains a demandé son chemin à des femmes
occupées à distiller du sucre de canne. Elles leur ont fait prendre une
piste qui se perdait dans le marais. Neuf hommes y ont péri enlisés.
« innocents non-combattants » ont enfoncé dans la vase ceux qui
se débattaient encore, en utilisant de longues perches de bambou.

Elford George Robert - La garde du Diable Des SS en Indochine.pdf
http://www.balderexlibris.com/index.php … -Indochine
http://www.histoireebook.com/index.php? … -Indochine


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Georges R. Elfort est un canadien d’origine hongroise. Zoologue de son métier, il est appelé à voyager beaucoup.
Il a publié de nombreux ouvrages scientifiques ainsi que trois romans, dont deux sont des romans historiques.

L’auteur de ce récit est zoologue de son métier. Au cours de ses travaux en Extrême-Orient, il a rencontré, dit-il, toutes sortes de gens, dont certains exceptionnels, tel Hans Josef Wagemüller, le héros de La Garde du diable. Partisanjaeger SS — chasseur de partisans en Russie pendant la Seconde Guerre mondiale — ce dernier a passé plus de cinq ans en Indochine française, dans la Légion étrangère à se battre contre « le même ennemi sous un uniforme différent ». L’histoire de Wagemüller et de ses compagnons, anciens nazis comme lui et comme lui légionnaires en Indochine française, a inspiré à George Robert Elford le récit d’aventures, écrit à la première personne, que nous publions aujourd’hui en français.

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La nouvelle de la capitulation allemande nous parvint par radio au cœur des montagnes de Tchécoslovaquie, à l’est de Liberec.
Nous étions là depuis presque un mois, tenant un col important et attendant l’arrivée des Russes. Mais les jours passaient, rien ne menaçait nos positions et les partisans locaux eux-mêmes se gardaient de nous attaquer. Un silence insolite pesait sur les pics et les vallées — la sorte de tranquillité maussade qui, au lieu de détendre les esprits, accroît leur tension. Si étrange que cela puisse paraître, après cinq ans de guerre et des centaines d’engagements avec l’ennemi, soldats réguliers ou insurgés, nous n’étions pas en état de supporter le calme de la paix. De toutes les fonctions naturelles qui avaient jadis été les nôtres, nous semblions n’avoir conservé que celles qui étaient indispensables à notre survie immédiate : manger, dormir, guetter les bois — et presser la détente.
Aucun d’entre nous ne doutait que la fin fût proche. Berlin était tombé et Hitler était mort. Les communications militaires étaient depuis longtemps coupées, mais nous pouvions encore capter les radios étrangères .et notamment celles des Alliés victorieux. Nous savions aussi que notre saga ne s’achèverait pas avec la capitulation de la Wehrmacht, qu’il n’y aurait pas de retour au foyer pour les guerriers fatigués de l’armée vaincue. Nous ne serions pas démobilisés mais mis hors la loi. Les Alliés n’avaient pas combattu seulement pour remporter une victoire militaire : leur principal objectif était la vengeance.
La dernière dépêche que nous avions reçue de Prague, huit jours plus tôt, nous avait ordonné de tenir nos positions en attendant de nouvelles instructions — qui ne nous parvinrent jamais. Nous avions vu venir à nous, à leur place, de petits groupes de soldats allemands hagards, des hommes mal rasés et aux yeux cernés qui avaient appartenu à toutes les armes, Wehrmacht, SS, Luftwaffe et SD (Service de sécurité). Il y avait parmi eux les survivants d’une brigade d’infanterie motorisée décimée, un groupe de servants de la Luftwaffe, un escadron blindé à qui ne restaient que deux chars en ordre de marche cinq camions d’un bataillon d’intendance et un peloton de Feldgendarmes. Les débris d’un bataillon d’Alpenjaeger avaient fait retraite depuis le Caucase jusqu’à nous. Nous attendions tous un dernier ordre raisonnable — l’ordre d’évacuer la Tchécoslovaquie et de rentrer en Allemagne — au lieu de quoi nous reçûmes celui de cesser les hostilités.
Pour nous, enfoncés en territoire ennemi, la nouvelle de la capitulation équivalait à une sentence de mort. Nous ne pouvions nous rendre à personne, sinon aux partisans ou à la milice tchèques, qui ne respectaient ni les conventions ni l’honneur militaires. Nous ne pouvions espérer aucun quartier des partisans : nous avions tué trop des leurs. En fait, nous ne pouvions non plus nous attendre à être traités en prisonniers de guerre par l’Armée rouge, nous qui appartenions à l’ennemie suprême, la Waffen SS. Dans un sens, nous nous sentions trahis. Si nous avions su d’avance que nous serions abandonnés à notre sort, nous nous serions retirés malgré les ordres. Nous en avions assez fait pour ne pouvoir être accusés de lâcheté.
Depuis cinq longues années, nous avions tout abandonné, nos foyers, nos familles, notre travail, notre avenir, pour ne penser qu’à la patrie — et à présent la patrie n’était plus qu’un cimetière. Il était temps de penser à notre propre destin et de nous demander si ceux que nous aimions avaient survécu à l’holocauste provoqué par les superforteresses volantes au cours des deux dernières années de la guerre. Mais le Q.G. nous avait ordonné : « Restez où vous êtes et tenez le col » — après quoi il avait lui-même regagné l’Allemagne. Nous ressemblions à la sentinelle romaine qui avait continué à monter la garde pendant que le Vésuve envahissait Pompéi.
Nous avions survécu à la plus grande guerre de l’Histoire, mais si nous voulions survivre à la paix la plus sanglante de l’Histoire, il nous fallait atteindre les lignes américaines, à plus de 300 km de là. Ce n’était pas que nous croyions beaucoup à l’esprit chevaleresque des Américains, mais du moins étaient-ils des Anglo-Saxons, civilisés et chrétiens à leur manière, alors qu’autour de nous, dans la vallée, il n’y avait que les hordes mongoles, les Tatars d’un Gengis Khan motorisé — Staline. Je savais qu’il nous fallait choisir entre deux solutions : être battus à mort par des hommes des cavernes ou nous soumettre à une forme d’exécution plus civilisée.
Pour atteindre la Bavière et les lignes américaines, nous devions traverser l’Elbe, contrôlé par les Russes, mais nous avions encore confiance en notre force et nous en avions vu d’autres. Des soldats allemands ne succombent pas facilement. Nous pouvions être vaincus mais non point écrasés.
Pendant toute une journée, le capitaine d’artillerie Ruell avait essayé en vain de contacter le Q. G. du maréchal Schörner. Il réussit enfin à entrer en contact avec le G. Q. G. à Flensburg. J’étais près de lui et je le vis blêmir. Lorsqu’il ôta son casque d’écoute, il tremblait de tous ses membres et me dit avec peine :
— C’est la fin... La Wehrmacht capitule sur tous les fronts. Keitel a déjà signé l’armistice... Capitulation sans conditions...
Il s’essuya le visage et accepta la cigarette que je lui offrais.
— La patrie est perdue, murmura-t-il en regardant dans le vide. Que va-t-il se passer, maintenant ?


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