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ADRIEN ARCAND
FUHRER CANADIEN
« Ce n’est pas avec des armes qu’on détruit des idées,
c’est avec des idées meilleures et plus saines ».

Adrien Arcand, né le 3 octobre 1899 à Montréal, où il est mort le 2 août 1967, est un journaliste et homme politique canadien (québécois), Führer Nazi, fédéraliste centralisateur et anglophile. Il a dirigé une série de mouvements politiques nationaux socialistes à partir de 1929 jusqu'à sa mort en 1967.
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Adrien Arcand est le fils de Narcisse Arcand, charpentier, et de Marie-Anne Mathieu, directrice d'école. Son père, Narcisse Arcand, est un militant syndical et politique actif, membre depuis 1902 du Parti ouvrier (travailliste), un parti de gauche au programme réformiste et progressiste, dont il est candidat dans le district électoral de Montréal-Dorion lors de l'élection générale québécoise de 1912 et lors de celle de 1923.
Adrien Arcand étudie au collège de Saint-Jean d'Iberville, au collège Saint-Stanislas de 1914 à 1916, au collège de Montréal de 1917 à 1919, puis au collège Sainte-Marie4. Il s'inscrit aussi à des cours du soir à l'université McGill pour un cours d'ingénieur-chimiste, mais il abandonne ces études à la suite d'une attaque de grippe espagnole en 1918.
Adrien Arcand se tourne vers le journalisme. Il rédige ses premiers textes en 1918. Il écrit quelque temps pour le journal La Patrie, où il est engagé par Eugène Tarte, puis vers 1921 au journal The Star. Puis il entre à La Presse, où il travaillera plusieurs années. Il épouse Yvonne Giguère le 14 avril 1925. Le couple aura trois fils, Yves, Jean-Louis et Pierre.
À La Presse, il fonde vers la fin des années 1920 un syndicat catholique de journalistes et en devient le président. La chose déplaît à la direction du journal, alors contrôlée par Pamphile Du Tremblay, et, au début de 1929, Arcand et son collègue Hervé Gagné sont congédiés du journal, ce qui casse le syndicat. Soudain privé de revenus, Arcand vit des mois difficiles avec sa jeune famille. Arcand s'associe alors avec Joseph Ménard, administrateur d'une imprimerie, pour lancer un petit hebdomadaire tabloïd du dimanche, Le Goglu, dont le premier numéro est daté du 8 août 1929, auquel s'ajoutent peu après un deuxième hebdomadaire, Le Miroir, en décembre 1929 puis un troisième, Le Chameau, en mars 1930. Pour Arcand, ces publications constituent à la fois une source de revenus et un véhicule pour ses idées.
Il publie une série de publications sympathiques au nazisme à Montréal dans les années 1930 dans des hebdomadaires comme Le Goglu, Le Miroir et Le Chameau et dans des mensuels tels que Le Combat National et Le Fasciste Canadien. Il collabora et sera un des dirigeants du quotidien L'Illustration Nouvelle – qui deviendra plus tard le Montréal-Matin –, jusqu'au début de 1940.
Parallèlement à sa carrière journalistique, Arcand est impliqué dans plusieurs mouvements fascistes et hostiles au nationalisme québécois, favorables à un nationalisme canadien centralisateur et loyaliste. Il fonde le Parti national social chrétien (PNSC) en 1934, puis devint chef du Parti de l'Unité nationale (PUNC) en 1938. Ce parti résultait de la fusion du PNSC, du Nationalist Party dirigé par Joseph Farr en Ontario et d'un groupe d'extrême-droite dans les Prairies mené par William Whittaker. Ces mouvements politiques avaient en commun un programme anti-communiste et anti-hébraïque, qui prônait aussi une centralisation politique du Canada et un renforcement des liens de l'Empire britannique. Arcand correspondait avec l' Imperial Fascist League d'Arnold Spencer Leese, la British Union of Fascists de sir Oswald Mosley, les Britons d'Henry Hamilton Beamish et avec la plupart des chefs fascistes de l'Empire britannique. En fait, Adrien Arcand est durant la Grande Dépression l'un des militants politiques les plus importants de l'extrême-droite dans le monde et correspond avec la plupart des chefs de l'Internationale fasciste.
Le 30 mai 1940, il est arrêté à Montréal pour « avoir comploté au renversement du gouvernement » et interné dans un camp. Pendant toute la durée de la Seconde Guerre mondiale, lui et son parti ont été bannis. Selon Charlie Murray, un leader syndical interné au même camp que lui, Arcand était considéré comme un héros par ses partisans internés. Il discutait ouvertement de ses plans pour le Canada après une éventuelle victoire d'Hitler, sur un « trône » de fortune, construit par les prisonniers. Arcand est libéré en juillet 1945.
Après sa libération, Arcand rejoint sa femme et ses enfants à Lanoraie, où ceux-ci s'étaient installés en 1942. Il y passe le reste de sa vie.
Arcand a été deux fois candidat aux élections fédérales, se présentant sous une bannière "nationaliste", en 1949 et en 1953 : à chaque fois il est arrivé deuxième.
Arcand n'a jamais douté de la justesse des vues d'Hitler. Dans les années 1960, il a servi de mentor à Ernst Zündel, qui est devenu un porte-étendard des révisionnistes canadiens vers la fin du XXe siècle.
Juste avant qu'il ne succombe à un cancer en 1967, Adrien Arcand choisit comme successeur l'un de ses militants les plus fidèles, Gérard Lanctôt, pour lui succéder à la tête du Parti de l'Unité nationale du Canada.
Brochures, pamphlets, tracts
À bas la haine, Montréal, La Vérité, 1965, 141 p.
Chrétien ou Juif? (Les Juifs forment-ils une "minorité" et doivent-ils être traités comme tels dans la province de Québec?), Montréal, A. Ménard, 1930, 41 p.
Corporatisme canadien, Montréal, Parti de l'Unité nationale du Canada, Comité d'éducation nationaliste, 1938, 11 p.
Du communisme au mondialisme: le monde à la croisée des chemins, Saint-Lambert, Éditions Héritage, 1995, 157 p.
Exposé des principes et du programme du Parti national social chrétien, Montréal, "Le Patriote", 1934j, 55 p.
La clé du mystère, Montréal, Ligue féminine anticommuniste de Montréal, 1938, 31 p.
La République universelle, Montréal, Service canadien de librairie, 1950, 22 p.
La Révolte du matérialisme. Causerie prononcée à Montréal, Montréal, La Vérité, 1966, 20 p.
"Le Christianisme a-t-il fait faillite?": "notre devoir devant les faits": deux causeries mai-juin 1954, Montréal, Service canadien de librairie, 1954, 74 p.
Le problème du communisme: le monde à la croisée des chemins, Montréal, 1982, 60 p.
L'Illustration Nouvelle, Montréal, Fédération des journalistes canadiens, 3 v.
L'inévitabilité d'une reconstruction sociale, Montréal, Parti de l'Unité nationale du Canada, 1982, 7 p.
Mon livre d'heures, Montréal, Éditions Béluga, 2006, 210 p.
Organisation et règlements du Parti national social chrétien, S.L., s.n., 1934.
Parti de l'Unité Nationale du Canada. Lancement Officiel du programme révisé, 27 novembre 1966 - Le Canada aux Canadiens! Canada for Canadians!, Montréal, Parti de l'Unité Nationale du Canada, 1966.
Qu'est-ce qu’un Canadien-français ?‘’, Montréal, Parti de l’Unité nationale du Canada, 1982, 4 p.
(en) The Jewish Question as exposed and explained by the Jews themselves, Métairie, Sons of Liberty, 1935, 32 p.
The greatest war in history now on! International Jewish system against national patriotism, avec Henry Hamilton Beamish, Robert Edward Edmondson, New York, 1937, 23 p.
Fascisme ou socialisme ? : précédé d'une allocution de Joseph Ménard, avec Joseph Ménard, Montréal, "Le Patriote", 1933, 67 p.
Dernière modification par GalacticAryanCrusader (22-12-2011 15:11:31)
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