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Herbert Backe - La fin du libéralisme

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Herbert Backe - La fin du libéralisme (1942)


LE TRAVAIL ACCOMPLI AU SERVICE DU PEUPLE
Le national-socialisme se trouva, lors de la prise du pouvoir, en face d’une économie complètement ruinée, la paysannerie se mourait et l’on comptait des millions de chômeurs. Conformément à l’ordre du Führer, on s’attaqua d’abord à ces deux problèmes, considérés comme les plus importants. Les résultats obtenus sont si connus qu’il est inutile de les examiner. La recherche de la solution de ces questions, c’est-à-dire la lutte contre le chômage, rencontra pourtant des difficultés relatives au manque de devises et de matières premières et à l’approvisionnement en nombreux produits alimentaires et en fourrages. Les ennemis du national-socialisme rendent le changement de régime responsable de ces difficultés. Il faut au contraire affirmer avec toute la netteté nécessaire qu’elles n’ont pas été provoquées par le national-socialisme, et ne sont pas conditionnées par lui, mais qu’elles sont les conséquences de l’effondrement du libéralisme mondial et de ses principes économiques, du libre jeu des forces économiques. Pour saisir la portée de cette affirmation, il nous faut rechercher devant quels grands arrière-plans se déroula l’évolution de l’économie mondiale.
Cette évolution s’est traduite au siècle dernier par une puissante révolution industrielle, et l’on appelle la forme qu’elle prit capitalisme au sens étroit du mot. Jadis les peuples et les économies nationales se suffisaient à eux-mêmes, ils s’appuyaient sur leurs propres forces, en premier lieu sur le sol que leur avait assigné Dieu et sur la force de travail des hommes qui y vivaient. Le temps n’est pas encore si éloigné où l’Allemagne, non seulement se nourrissait elle-même, mais s’habillait de laines et de draps allemands. Elle vendait même du blé et de la laine qui constituaient l’essentiel de ses exportations, à l’Angleterre, car ce pays avait déjà atteint un stade plus avancé de la révolution industrielle. Les conséquences de cette révolution industrielle dans un pays, telles qu’elles se produisirent aussi en Allemagne, se dégagent clairement : transfert progressif à la machine des forces économiques du sol et de l’homme. L’homme dénoue progressivement ses liens traditionnels avec le sol et entre avec la machine dans un rapport nouveau qui est certainement un rapport de dépendance spirituelle.
La machine va dominer, le créateur devient le serviteur de sa créature (l’apprenti sorcier ne peut plus chasser les esprits qu’il a invoqués et qui menacent de le détruire). Avec le rapport nouveau entre l’homme et la machine naissent le 0 travailleur » qui sert la machine et l’ « entrepreneur » qui en est propriétaire, formes et concepts qui n’existaient pas jusqu’alors. L’idée économique ou le processus de pensées qui étaient liés à cette évolution et qui seuls la rendirent possible, étaient capitalistes. Ce qui veut dire : de même que la machine s’intercala dans la réalité entre le sol et le travailleur, le capital se plaça dans le domaine de la pensée à côté et en fait au-dessus d’eux. Les trois prétendus facteurs de la production de l’économie politique étaient nés : le sol, le travail et le capital — mais le capital était le plus important d’entre eux. Le capital signifiait une transposition de toute la pensée économique, une transformation de toutes les valeurs économiques en sommes d’argent déterminées et qui non seulement restaient fixes par elles-mêmes, quand bien même les valeurs qu’elles recouvraient avaient fondu, mais exigeaient le paiement d’intérêts. Toutes les valeurs économiques furent ainsi transformées en capital générateur d’intérêts, ainsi, que les deux autres facteurs de la production de l’économie politique : le sol et le travail. La force productrice naturelle de l’homme devint la marchandise « travail », dépendant de la loi de l’offre et de la demande qui fixait son prix. Le sol ferme sous nos pieds et sa puissance productrice — la terre et ses richesses — s’exprimèrent eux aussi en sommes d’argent capitalistes et devinrent une marchandise mobile. De cette transformation de toutes les valeurs en capital portant intérêts, naquit pour l’ensemble de l’économie le concept de rentabilité.

La rentabilité ou rente est nécessairement fonction du concept de capital. Sans capital, pas de rente et sans rente, pas de capital. La rentabilité est le rapport d’intérêts, fixe, normal et constant des valeurs économiques transformées en sommes d’argent, c’est-à-dire du sol, des bâtiments, de l’outillage, etc.
La rente n’a rien à voir ni avec la capacité naturelle de production, ni même avec le simple excédent d’entrées dans une entreprise, avec le revenu de l’homme. Une entreprise peut peut-être bien nourrir son homme, mais ne pas être rentable au sens capitaliste du mot et dans ce cas elle doit s’écrouler si l’on s’en tient aux règles du jeu capitaliste. La meilleure démonstration en est l’exemple gigantesque de l’agriculture allemande. Personne ne contestera qu’elle assure non seulement sa propre subsistance, mais aussi presque entièrement celle du peuple ; pourtant, selon les lois et les conceptions capitalistes, elle serait tout entière inrentable et aurait dû, par conséquent, s’effondrer ou tout simplement être supprimée. C’est ce qui se serait sans doute produit si l’évolution s’était poursuivie jusqu’à son dernier terme et si auparavant, alors que les choses en étaient déjà venues assez loin, les forces naturelles antagonistes qui prirent forme dans le national-socialisme ne s’étaient mises en branle. Mais en fait — il faut l’affirmer ici le principe généralement admis de la rentabilité était devenu, par l’introduction du concept capitaliste dans l’économie, le moteur de tout développement capitaliste et, en même temps, le fouet implacable et dur de la révolution industrielle. Il ne faut pas juger la valeur de cette évolution au point de vue de l’histoire, elle a sans doute été historiquement nécessaire. Il s’agit, simplement, de reconnaître et de comprendre ce stade particulier de l’histoire du monde, non comme on l’a fait jusqu’à présent en partant de l’intérieur du système et en se servant des concepts qui lui sont propres, mais en le considérant dans un champ visuel plus large et d’un point de vue plus élevé. Quand on vit une Révolution, on est tenté d’en affirmer la permanence, alors que nous devrions savoir que les révolutions ne sont pas des instants durables de l’histoire mondiale, pas plus que ne le sont l’évolution capitaliste de l’économie et la révolution industrielle.



Pour plus d'informations

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